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37000 Tours
Entre l’Hôtel Goüin, le CCC OD et le Musée des Beaux-Arts, nous avons parcouru trois univers très différents d’Alexander Calder. Récit de cette promenade en ville.

On l’attendait de pied ferme ! Depuis la mi-octobre, le festival AR(t]CHIPEL met Alexander Calder à l’honneur dans une quinzaine de lieux à l’échelle de la région. Porté par la Région Centre-Val de Loire et le Centre Pompidou, l’événement célèbre le sculpteur américain, qui a longtemps vécu à Saché. Comme trois expositions se tiennent en plein centre de Tours, nous leur avons consacré un après-midi entier.
Il est 14h, direction l’Hôtel Goüin, rue du Commerce. À peine arrivés, nous tombons sur "Sans titre", un imposant stabile noir réalisé en 1973 pour l’IUT de Tours par l’entreprise tourangelle Biémont, sous la direction de Calder. Devant la façade Renaissance, le contraste est saisissant !
À l’intérieur, place à une véritable explosion chromatique : gouaches, estampes et photographies se répondent dans les salles, au milieu d’un mobilier qui met les œuvres en valeur. On découvre notamment des clichés issus des collections du Centre Pompidou, montrant Calder dans son atelier de Saché. Une présentation foisonnante qui donne envie de prendre son temps.
Quelques mètres plus loin, le CCC OD nous plonge dans une autre atmosphère. Dans l’immense nef blanche, trois sculptures monumentales occupent l’espace : deux au sol et une suspendue. Leurs formes noires tranchent avec les murs immaculés, comme si elles avaient été pensées pour ce lieu.
En tournant autour et en multipliant les points de vue, on perçoit mieux comment Calder a révolutionné la sculpture : ses mobiles intègrent le mouvement, tandis que ses stabiles jouent avec les formes et les espaces vides. Dans la galerie noire, L’Idée des corps célestes prolonge l’exploration avec sept artistes passés en résidence à l’Atelier Calder de Saché.
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Nous poursuivons à pied jusqu’au Musée des Beaux-Arts. Après avoir traversé ce magnifique bâtiment, cap sur le deuxième étage pour découvrir les sculptures en fil de fer de Calder.
Changement d’échelle ! Après les géants du CCC OD, place à plusieurs créations des années 1920. Inspiré par le cirque et la caricature, Calder traçait alors visages et silhouettes dans l’espace à l’aide de simples fils métalliques. Parmi elles, Joséphine Baker IV (vers 1928) impressionne par sa finesse. On aime l’humour et l’expressivité obtenus avec si peu de matière.
Notre balade s’achève, mais AR(t]CHIPEL réserve encore bien des découvertes ailleurs dans la région ! À Azay-le-Rideau, une sculpture monumentale dialogue avec le château, tandis qu’à Chambord, deux œuvres investissent les jardins. Sans oublier l’Atelier Calder à Saché !
Date de publication : le 28/10/2026.
37000 Tours

















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