Ussar

« Le piano-voix met les chansons à poil »

Après avoir été pianiste pour Youssoupha, Kery James ou Charlélie Couture, UssaR se lance en solo. C’est avec son piano qu’on le retrouvera en première partie d’Yseult.

T’es-tu habitué à être en devant de scène, en artiste principal, après plusieurs années à accompagner les autres ?

Je confesse : j’adore ça ! En accompagnant les autres, en arrière-scène, et en étant derrière mon piano, qui, mine de rien, est un vrai meuble qui crée une séparation entre toi et le public, j’avais toujours eu un rapport un peu distant avec les spectateurs. Aujourd’hui j’ai toujours des claviers ou un piano, qui me « barre » en quelque sorte, mais j’adore lever la tête et voir les gens, attraper un sourire, un regard, ou même le mec qui n’a pas l’air de kiffer.

Et sur scène tu es seul ?

A Tours, oui, car ce sera la première d’un format particulier : du 100% piano-voix, pour la première partie d’Yseult qui suit la même formule. J’aime beaucoup cet exercice, c’est une façon de mettre les chansons à poil, de révéler leur sincérité brute. Je suis super excité par ce concert, vous serez les cobayes (gentils j’espère ?).

Le piano n’est pas forcément l’instrument qui vient à l’idée quand on pense au hip-hop, et pourtant tu as accompagné beaucoup de rappeurs…

Détrompe-toi ! Il y a une vraie histoire entre le rap et le piano. Aux Etats-Unis, le rap new-yorkais east-coast a déjà cet amour du piano un peu jazz qu’on peut trouver chez Tribe Called Quest, David Coulie, même le Wu-Tang… Et en France il y a un vrai amour du piano-voix rap : Oxmo, Kery James, ou la tournée de Diam’s qui mettait son pianiste au premier plan… Il y a un vrai lien, qui continue aujourd’hui, si tu suis Sofiane Pamart, pianiste classique qui travaille avec beaucoup de rappeurs.

Et tu écrivais déjà des textes avant de te lancer dans ce projet solo ?

J’avais des carnets, comme tous les ados un peu romantiques qui se respectent, des carnets de poésie, des bouts de texte. Mais j’avais délaissé ça au profit de la composition. J’ai recommencé à écrire, un peu avec ma sœur au début, qui en tant que comédienne et dramaturge m’a aidée à trouver quelques clés (le fait de poser un décor, une dramaturgie, de ne pas être trop obscur), pour guider l’auditeur dans ton récit.

Quel rôle a joué ton passage au Chantier des Francos dans tout cela ?

C’était super ! Et la sélection au FAIR 2021 nous rend hyper contents. J’étais sur scène depuis longtemps, mais en tant que musicien pour d’autres artistes. Travailler ce projet solo c’était quasiment comme repartir de zéro : j’ai dû me poser des questions, aller chercher des choses, ébranler un peu mon projet, expérimenter pour repartir sur des bases solides.

C’est bientôt Halloween : qu’est-ce qui te fait peur ?

Les réseaux sociaux ! Quand je veux tenir longtemps en gainage, je lis les commentaires sur Twitter. Ça m’énerve tellement que je tiens la position. Hyper efficace, je recommande !

Et ton livre de chevet du moment ? Rien de spécial, mais une lecture m’a marqué cet été : L’art de perdre, d’Alice Zeniter. Pareil, je recommande !

En concert le 12 octobre au Grand Théâtre de Tours – www.letempsmachine.com 

Et plus d’infos sur www.facebook.com/UssaRprod

CREDIT PHOTO ©Chloe Nicosia

Interview publiée dans le PROG ! nº184 de octobre 2021.

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