Corneille

« JE SUIS PEUT-ÊTRE UN ÉCRIVAIN REFOULÉ »

En concert le 6 décembre à Saint-Pierre-des-Corps, le chanteur revient en France avec un nouvel album en bandoulière. Parce qu’on aime, des chansons d’amour pas comme les autres.

Votre nouvel album arrive après un album de reprises en anglais, et un livre autobiographique, Là où le soleil disparaît. Ces deux étapes ont ouvert une nouvelle page dans votre carrière ?

Cela m’a montré qu’une vie professionnelle ne doit pas se limiter à un champ d’activité : on peut s’éparpiller un peu dans d’autres disciplines, contrairement à ce que prétendent certaines agences de marketing du métier. Dès lors qu’on a eu la chance de créer quelque chose qui a plu au public et de pouvoir en vivre, je crois qu’on doit saisir cette liberté de faire ce dont on a envie, en voyant les plateformes à notre disposition comme des terrains de jeu. Je suis de plus en plus dans une phase de « pourquoi pas ? ». J’avais toujours eu envie d’écrire, alors pourquoi ne pas le faire ?

Cela vous a donné envie de poursuivre dans l’écriture ?

Absolument ! Je me suis rendu compte que j’étais peut-être un écrivain refoulé, quelqu’un qui aimerait devenir écrivain quand il serait grand ! Cela a aussi aidé l’auteur-compositeur de chansons que je suis, car j’y ai trouvé une plus grande liberté pour raconter des histoires. Cela m’aide à élargir mon champ créatif. Il y a vraiment un avant et un après ce livre.

En quoi cela a influé sur votre album ?

J’ai eu une approche beaucoup plus spontanée que dans les albums précédents, l’écriture du livre m’a rappelé que j’avais droit à une liberté de création, loin des médias, des gens du métier qui s’immiscent parfois dans notre bulle créative.

Une bulle partagée avec votre compagne Sofia de Medeiros, votre co-auteur : comment se passe l’écriture à quatre mains ?

Ce n’est pas notre première collaboration, mais c’est mon premier album de chansons d’amour, et pas n’importe quel amour : celui du couple. Donc pour la première fois on se raconte nous, en tant que couple !

L’amour en chanson, c’est plus souvent la rupture ou le coup de foudre que l’amour qui dure et s’installe, non ?

C’est vrai que c’est assez rare en chanson, peut-être parce que c’est trop vrai ? L’art a pour fonction de nos sortir de notre réel à nous. Or, quand on parle de la réalité du couple, on n’est pas dans cette fonction, donc c’est presque un pari de se lancer là-dedans. Mais l’album s’est un peu écrit tout seul, on avait envie de raconter ces choses-là, une envie assumée, inspirante… Je crois que c’est la première fois que j’ai ressenti autant de facilité à écrire textes et musique pour un album, le processus a été léger.

Sur scène on retrouvera aussi vos anciens succès ?

Oui bien sûr ! Je prends toujours de longues pauses entre les tournées, donc quand je reviens je me sens obligé de rafraichir la mémoire du public, et de rendre hommage à mes premiers pas dans le métier. Quand je vais à un concert comme spectateur, j’aime avoir un survol de tout ce que l’artiste a pu déjà nous proposer. Je fais donc toujours un effort pour incorporer les premiers titres qui m’ont fait découvrir, et les nouveaux.

Vous avez récemment fait partie d’un jury pour le concours de jeunes talents Firestone : quel regard portez-vous sur la nouvelle génération d’artistes ?

Je crois qu’ils ont un avantage, lorsqu’ils savent le comprendre et s’en servir, c’est d’avoir un contact direct avec le public grâce à internet. Dès le début de leur carrière, ils possèdent une grande partie de leur art. Avant, il y avait tellement d’intermédiaires avant de pouvoir amener la musique au public qu’on s’y perdait… Aujourd’hui, c’est après avoir trouvé son public que les distributeurs et les « marketeurs » viennent vers vous pour vous aider, alors qu’avant l’artiste faisait la queue devant les maisons de disques pour réussir à se produire, avoir accès au public, et gratter un petit pourcentage sur les ventes. L’industrie est en plein chamboulement avec la poussée de l’immatériel, du virtuel, mais cela a donc des aspects positifs.

Une dernière question pour la route : vous chantez quoi sous la douche ?

Je vais vous décevoir, mais je ne chante pas sous la douche !

Rendez-vous en concert le vendredi 6 décembre à Saint-Pierre-des-Corps – billetterie.mairiespdc.fr

www.corneilleofficiel.com

[ Crédit photo ©Kevin Millet ]

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