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LA PETITE HISTOIRE DE LA NAVIGATION SUR LA LOIRE

 

Sapines, bacquins, étipes, scutes, toues et bien sûr gabarres : dis-moi où tu navigues sur la Loire, et je te dirai comment on appelle les bateaux par chez toi ! Longue de 1013km depuis le mont Gerbier de Jonc jusqu’à l’Atlantique, le fleuve qui marque la Touraine de son empreinte a en effet mille et un visages, et de nombreuses embarcations.

Avec l’arrivée de l’été, on voit réapparaître les bateaux sur nos rives, pour promener les touristes en domptant des flots réputés sauvages. Il faut dire qu’en hiver, les crues sont parfois brutales, et en été on est presque à sec… sans (Maj ) oublier des fonds qui évoluent constamment ! Mais tout cela n’a semble-t-il pas empêché nos ancêtres les Gaulois de s’aventurer sur ses eaux.

Depuis leur époque, rien n’arrête donc les bateliers intrépides, qui se risquent même dans les gorges, avant Roanne, au risque de voir leurs bateaux réduits en charpie. Au XVIIIe siècle on en vient à édifier un chenal pour contourner l’obstacle. D’autres écueils attendent ensuite les mariniers : les multiples douanes et péages qui jalonnent le fleuve !

Au XIXe siècle, on compte plusieurs milliers de bateaux qui descendent le fleuve en différents endroits, pour du transport de marchandises ou de personnes. Mais l’amélioration des routes et le développement du chemin de fer concurrencent férocement la navigation fluviale. Même l’arrivée du bateau à vapeur à partir de 1822 n’y pourra rien : transporter le vin, le bois, les céréales ou la houille par le rail, c’est moins cher et plus rapide.

Tourisme et sauvegarde du patrimoine ont finalement ramené sur le fleuve des bateaux d’autrefois, depuis une vingtaine d’années, pour le plus grand plaisir des touristes et Tourangeaux !