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LA PETITE HISTOIRE DE

L'APICULTURE

Ça butine autour de vous ? Normal, c’est le printemps et des milliers d’abeilles sont donc sorties de la torpeur pour faire leurs provisions, et au passage poloniser les fleurs de nos futurs fruits et légumes.

Ne soyons pas hypocrites : le miel est leur nourriture, la cire leur ciment… et l’homme n’a jamais vraiment demandé la permission pour s’en emparer. Cette vérité étant posée, quand a-t-on eu cette riche idée ?

Il faut remonter jusqu’à au moins 9000 avant J-C pour constater que l’humain avait repéré le filon. Le miel pour les gourmands, la cire pour les bricoleurs qui étanchéifient les pots ou consolident des outils. Dans l’Egypte ancienne, le miel faisait office d’offrande religieuse, de remède médical, et bien sûr de matière première pour le fameux hydromel !

Mais ces richesses pouvaient coûter cher : grimper sur des échelles pour puiser dans les ruches en haut des arbres, un danger pour les hommes ; étouffer les abeilles pour mieux récupérer leur miel, la mort assurée des insectes…

Ruches naturelles dans des troncs, ruches tressées, ruches en planches… Au fil des siècles, on se creuse donc la tête pour élever les abeilles et prendre leur miel sans danger. Si bien qu’à la fin du XVIIIe siècle on sait transvaser des essaims, et récolter sans tuer grâce au développement du cadre mobile, qu’on ôte de la ruche le temps d’en tirer les fruits. Un progrès de taille !

Au XIXe siècle, l’apiculture bat son plein, et a ses détracteurs dans les campagnes, où l’on accuse parfois les abeilles de la mort des animaux de ferme. Aujourd’hui ce sont plutôt les hommes qui sont au banc des accusés : le glyphosate et ses copains mettent en péril nos abeilles. Et ce n’est pas que le miel sur la tartine de Sainte-Maure qui est en péril, mais tout notre écosystème…