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LA PETITE HISTOIRE DE GRÉGOIRE DE TOURS

Saint-Martin par-ci, Saint-Martin par-là… Au royaume des Saints, espérons que la jalousie soit proscrite, car notre ami Grégoire pourrait se sentir délaissé par les édiles et autres tour-operator tourangeaux !

Même s’il est arrivé près de 200 ans après Saint-Martin, son manteau, son abbaye, sa basilique et tutti quanti, Grégoire a lui aussi marqué l’histoire tourangelle et laissé une œuvre majeure : Histoire des Francs (les rois, pas la monnaie – on précise, au cas où).

Dans la famille, être évêque, on a ça dans le sang. Issu d’une lignée noble d’origine gallo-romaine, Grégoire est en effet fils et arrière-petit-fils d’évêque. Même s’il perd son père assez jeune, il suit donc un chemin tout tracé vers la carrière ecclésiastique. Sans savoir qu’il sera destiné à y porter la mitre, Grégoire vient une première fois à Tours à l’âge de vingt-quatre ans, pour un pèlerinage qui lui permet de faire disparaître quelques vilaines pustules, un vrai miracle de Saint-Martin.

Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard, en 573, qu’il revient sur nos terres, cette fois-ci avec le titre d’évêque. A l’époque, les dignitaires religieux n’ont pas la vie facile : les rois se chamaillent sans cesse, et les évêques se voient parfois contraints de jouer les arbitres. Depuis la fin du Ve siècle, les Francs, les Wisigoths, les Burgondes et les Alamans se disputent en effet le territoire.

Malgré quelques inimitiés avec certains souverains, Grégoire s’en tire bien, et rédige son Histoire des Francs, où les faits se mêlent aux croyances religieuses. Le texte – à ne pas prendre au pied de la lettre – lui vaut d’avoir son nom au firmament des auteurs médiévaux, et sa statue au Louvre ou à la Madeleine.

Statue musée du Louvre ©wikkicommons