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JEAN-LUC ETTORI

« le plus beau c’est de jouer »

Gardien de l’AS Monaco de 1975 à 1994 puis entraineur des goals de l’équipe, Jean-Luc Ettori est arrivé à la présidence déléguée du Tours Football Club à l’été 2013 pour participer à la remise en route du club. PROG! fait le bilan avec lui de cette première année tourangelle.

Quelles sont vos fonctions exactes au Tours FC ? Vous occupez-vous par exemple de la formation des jeunes ?

Ce n’est pas forcément une de mes fonctions spécifiques car on essaie d’avoir un regard sur tout. Mais la formation pour le Tours FC est essentielle, car c’est en quelque sorte notre fond de commerce. Je suis ainsi très heureux qu’en plus des résultats sportifs, nos jeunes aient des résultats scolaires bien au-dessus de la moyenne, c’est important.

Le centre est un vivier pour l’équipe première ?

Tout à fait, je dirais même qu’on n’a pas le choix ! Si on arrive à avoir des gamins qui jouent un peu chez nous et partent ensuite ailleurs, cela signifie qu’on a bien fait notre travail.

Mais ce n’est pas rageant de les voir partir ?

Quand vous êtes en Ligue 2 c’est compliqué car vous avez des clubs étrangers ou de Ligue 1 qui viennent voir vos jeunes, c’est alors difficile de les garder. On n’est pas les seuls dans ce cas-là, le foot est comme cela aujourd’hui. Donc si on arrive à faire en sorte que le Tours FC devienne un label au niveau de la formation ce sera déjà très bien.

Parmi les objectifs, peut-on aussi rêver à une remontée en Ligue 1 ?

Il faut laisser le temps au temps, ne pas se précipiter, mais pourquoi pas ? On a une belle génération de jeunes qui arrivent, il faut encore un ou deux ans pour qu’ils arrivent à maturité, après on verra. Jean-Marc Ettori fait tout pour assainir le club, ce qui est déjà une victoire. Après, les résultats dans le foot, ce n’est pas quelque chose qu’on maitrise vraiment, donc on ne peut rien promettre mais on essaie !

Vous voilà depuis plus d'un an à Tours, quel bilan en tirez-vous ? Vous êtes bien installé ?

Je résumerais en disant bien, aussi bien sur le plan personnel que professionnel. On a été bien reçus, à chaque fois qu'on a eu besoin d'aide les gens étaient présents. Avec le club, je crois qu'avec la saison dernière nous avons donné au public quelques satisfactions avec nos résultats, même si cette saison s'annonce un peu plus compliquée. Mais le bilan est globalement positif.

La saison s'annonce donc difficile…

C'est un peu une saison de transition, qui va nous permettre de révéler plein de jeunes, et qui peut être une saison formatrice pour tout le monde - le club, les jeunes, les dirigeants aussi. On est tous au travail, et on a besoin de tout le monde aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du club. Il faut faire l'unité, se serrer les coudes car c'est une saison qui sera sans doute compliquée…

Compliquée en termes de jeu ou de situation financière ?

Les deux sont toujours liés en un sens. Une partie de la dette a été remboursée, il faut continuer. Or pour faire un groupe capable d'avoir de grosses ambitions, il faut de l'argent. Donc passons les paliers les uns après les autres, après on verra.

Êtes-vous tout de même satisfait de l'équipe formée pour 2014-2015 ?

On en veut toujours plus ! Mais on a quand même des arguments, même s'ils ne sont pas très nombreux. On a un effectif un peu court, qui fait la part belle aux jeunes, c'est l'occasion de montrer qu'on peut compter sur eux.

Qu'avez-vous ressenti, en tant qu'ancien gardien, lorsque Mickaël Landreau a battu votre record de matchs joués en Ligue 1 l'an dernier ?

Pas grand-chose! (rires). Je pourrais vous sortir la phrase typique "tous les records sont faits pour être battus". Mais je suis aussi content car cela a mis en lumière ce que j'avais fait il y a 20 ans, avec plus de 600 matchs en division 1, ce qui n'était pas forcément évident.

La pression que ressent le gardien de foot dans sa cage est-elle comparable à celle du président délégué de club ?

Ce sont deux choses complètement différentes. Quand vous rentrez dans la sphère des dirigeants ce ne sont que des palliatifs : le plus beau c’est de jouer car vous avez prise et vous faites l’événement sur le terrain. On a tendance à dire qu’il faut être un peu fou pour être dans les buts, et c’est vrai qu’il faut l’être pour endosser les responsabilités qui incombent au poste !

Quel chanteur écoutez-vous en ce moment ? Cela peut aller de IMuvrini à Joe Cocker.

Ste Maure de Touraine ou Brocciu de Corse ?  Je vais faire une réponse politique: j’aime tous les fromages!

Les prochaines rencontres du Tours FC à domicile : le 7 novembre Tours FC / Auxerre et le 28 novembre Tours FC / GFC Ajaccio. Renseignements et billetterie www.toursfc.fr.