L’AGENDA DES SORTIES DU 37

lien agenda
  • image annonceur
  • image contact

Trouver une sortie



LA PETITE HISTOIRE...

...DU CHATEAU DE CHENONCEAU

Soyons clairs : on ne va pas faire dans le X ! Et pour ceux qui auraient l’esprit mal placé, précisons donc : on parlera ici de Chenonceau, le château, et non du village de Chenonceaux. A une lettre près, changement de sujet !
Aujourd’hui, on le reconnaît au premier coup d’œil, avec ses arches qui enjambent le Cher. Mais la toute première mouture du château n’était qu’une fortification au bord de l’eau. Si vous ne reconnaissez rien aujourd’hui de cette première étape, c’est normal : la guerre de 100 ans a eu raison de ce premier bâtiment, qui renaîtra de ses cendres avec la famille Marques, puis Thomas Bohier.
C’est là que commence la véritable histoire de celui qu’on appelle le « Château des Dames ». En effet, c’est la femme de Bohier, Catherine Briçonnet, qui prend en main travaux et maintenance du lieu pendant que son mari s’affaire à Paris. Après elle, François Ier reprend la main, sans entretenir le bâtiment.
Il faut donc attendre que Diane de Poitiers y soit installée en 1547 par son amant, le roi Henri II, pour que Chenonceau reprenne un peu d’éclat. Et c’est avec elle que Chenonceau commence à marcher sur l’eau ! Elle commande la construction d’un pont, qui sera couvert par l’occupante suivante : sa rivale Catherine de Médicis, qui a pris un malin plaisir à faire déguerpir la favorite de son défunt mari. Cette jalousie ne l’empêche pas d’achever les travaux en faisant couvrir le pont : la galerie est née !
Chenonceau est alors le haut lieu des festivités royales. La mère Catherine gouverne tandis que le roi, son jeune fils, attend son heure. L’ambiance sera tout autre quelques années plus tard avec Louise de Lorraine, veuve du roi Henri III. Inconsolable, elle se laisse aller à des décorations funèbres, comme des pièces peintes en noir…
La comtesse Marie de Luxembourg et sa fille Françoise de Lorraine au XVIIe siècle, madame Dupin et son époux, Apolline de Guibert, madame Pelouze… et quelques hommes, bien sûr, se succèdent aux commandes au fil des siècles et des héritages ou règlements de comptes.
Au XXe siècle, c’est un autre rôle que l’édifice a joué, en abritant un hôpital militaire pendant la première guerre mondiale, et en étant tour à tour visité par un gouvernement français en déroute, des officiers allemands et des résistants en fuite pendant la deuxième. Depuis, Chenonceau fait le bonheur des touristes amateurs d’Histoire(s). Avec son nouveau jardin créé en 2018  et les prochaines décorations de Noël au Pays des Châteaux, le bijou du val de Loire a encore beaucoup à raconter !

Photos ©Marc Jauneau / Dominique Couineau