L’AGENDA DES SORTIES DU 37

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LA PETITE HISTOIRE...

... DE LA MOBILISATION DE TOURS EN 1914

Le 66e RI part à la guerrePremier août 1914. 17h. Toutes les cloches de la ville résonnent en cœur : mobilisation générale! Branle-bas de combat!

Mais pas de panique, au contraire: c’est dans le calme, la fleur au fusil et le sourire aux lèvres, que les Tourangeaux abandonnent leurs vies quotidiennes pour adopter l’uniforme de l’armée française.

La grosse ville provinciale qu’est Tours, également ville de garnison, est mise en état de siège : les militaires prennent les commandes aux côtés du maire Letellier et de la préfecture pour coordonner la mobilisation, les réquisitions et autres mesures qui régiront plusieurs années le quotidien des habitants.

Le départ des troupesBientôt, tous les hommes de 18 à 45 ans du département affluent vers la ville dont la gare devient le point de départ vers le Front, direction la Lorraine. En quelques jours ce sont ainsi 35.000 hommes mobilisés qui embarquent pour une aventure dont certains ne reviendront pas.

La Touraine se vide alors non seulement de ses hommes, à l’exception de ceux qui sont essentiels au quotidien (quelques boulangers, les ouvriers des usines de gaz et d’électricité,…) mais aussi de ses véhicules ! Les chevaux, camions, charrettes, voitures et même les vélos ont été réquisitionnés pour permettre le départ des soldats, laissant les Tourangeaux à pied !

Ceux-ci doivent aussi faire leur part de sacrifice car la pénurie alimentaire menace. La Mairie met en place une commission de ravitaillement dès le 3 août, et la soupe populaire fait rapidement son appartiion, tout comme la distribution de lait aux enfants.

D’autant que la ville ne reste pas vide bien longtemps : quelques jours à peine après le début de la guerre, les premiers réfugiés arrivent, fuyant les combats du Nord et de Belgique, bientôt suivis par les blessés de guerre. Ils seront plusieurs milliers à être soignés à Tours durant le conflit, à tel point que les hôpitaux ne suffisent plus : le lycée Descartes, puis bientôt les écoles Mirabeau, Rabelais, Velpeau, les Abeilles, Voltaire et Liberté sont envahis de lits et de patients, au point que l’on doit même demander aux associations et aux institutions religieuses de mettre à disposition leurs locaux.

D’autres arrivants sont moins bien acceptés par la population : les prisonniers de guerre allemands. Les 63 premiers, arrivés le 1er septembre, marchent depuis la gare jusqu’à leurs baraquements sous les huées d’une foule hostile.L'arrivee des prisonniers allemands

En plus des actions municipales, des oeuvres de bienfaisance et autres quêtes et collectes pallient les manques pour une ville mobilisée qui comprendra vite que le conflit va sans doute durer...

Images : Archives municipales de Tours et phototèque. Vous pouvez retrouver aux archives (place St Eloi) une exposition consacrée à la mobilisation de Tours, jusqu'au 23 novembre, et bien d'autres expositions dans le département à retrouver sur l'agenda expos du PROG!