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LA PETITE HISTOIRE...

...DE L’ARMISTICE DE 1918

Armistice, oui. Fin du conflit ? Non, pas vraiment. Le Traité de Paix de cette première guerre  mondiale déclenchée le 28 juillet  1914, quelques semaines seulement  après l’assassinat de l’archiduc  François-Ferdinand (dont on ne sut  jamais si son épouse portaient des  chaussettes sèches ou archi-sèches,  soit dit en passant) ne sera signé que  le 28 juin 1919.
Cela n’empêche pas la France entière  et l’ensemble des pays impliqués de  claironner leur joie en ce matin de  novembre.
Les cloches sonnent à la volée dans tous les villages, on sort dans les rues, on pleure, on rit… A Rethondes, près de Compiègne, les généraux Alliés représentant la France et le Royaume-Uni montent dans un wagon avec des officiers allemands. Devinez ce qui tombe à l’eau ? L’ambition allemande de dominer l’Europe (pour l’instant).
Mais dans les tranchées, et bientôt dans les gares et sur les routes, les soldats vont trouver le temps long. Pour l’Etat-major, démobiliser ses troupes ressemblent plus au casse-tête qu’à une partie de plaisir. Tout d’abord car ils sont nombreux : près de 5 millions d’hommes. Et puis, ils permettent de faire pression sur l’Allemagne dans la dernière ligne droite des négociations d’un traité de paix.
Ensuite, car en quatre ans de conflits, avec les pertes incessantes des soldats tombés au combat, les régiments de départ n’ont plus rien à voir avec ceux de l’arrivée. Alors comment décider qui on peut renvoyer dans son nid douillet ?

D’ailleurs ce home sweet home, certains soldats le redoutent : retrouveront-ils leur travail ? Leur famille ? Leur routine ? Ils ont le temps de cogiter sur la question puisque certains ne retourneront au bercail qu’à l’été 1919 ! A Tours, ce n’est ainsi que le 14 septembre 1919 que le célèbre 66e régiment d’infanterie parade dans les rues du centre-ville.

Dans les villes et campagnes de l’arrière, la vie met elle aussi du temps à reprendre son rythme. Les usines qui tournaient à plein régime pour fournir les voitures, les armes, les bombes, doivent ralentir la cadence. Les rationnements de nourriture se poursuivent aussi au-delà du 11 novembre 1918.

Et avec le retour des Poilus, dont certains sont des vraies gueules cassées, le souvenir de la Grande Guerre  fera bientôt partie du quotidien. Les années 1920  verront fleurir les premiers monuments aux morts.  Mais en regardant plus près de nous dans  l’histoire, il faut croire que le souvenir ne suffit  pas à empêcher les nouveaux conflits.