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jowee omicilJOWEE OMICIL

"Tout se passe dans l'énergie du moment"

Saxophoniste, certes, mais aussi flûtiste, clarinettiste, j'en passe et des meilleurs, Jowee Omicil sort un nouvel album : Love Matters. Il viendra partager ces bonnes ondes lors du festival Emergences co-organisé par le Petit Faucheux et Jazz à Tours. Mais avant cela, il nous en dit plus sur sa musique, et l'amour qui l'anime.

Votre nouvel album s'intitule Love Matters (l'amour compte, est important): c'est parce qu'on a besoin d'amour ces temps-ci ? 

Oui, et je voulais mettre l'accent sur l'amour. On parle souvent d'amour, mais on ne le met pas en pratique ! En donnant ce titre à l'album (mais en ne l'inscrivant pas sur la pochette), je voulais souligner le fait qu'on essaie de partager de l'amour à travers la musique. Bien sûr les vies noires (référence au mouvement Black Lives matters aux Etats-Unis, ndlr), jaunes, rouges, et toutes les autres couleurs possibles comptent et sont importantes, toutes les vies le sont. Mais on n'entend jamais dire que l'amour compte ; et si l'on s'aime les uns les autres, alors il va de soi que toutes nos vies sont importantes.

Avec l'album précédent Let's bash, je faisais une proposition (faisons la fête). Cette fois-ci, c'est une injonction: je vous impose mon amour, prenez-le ! Peut-être que certains n'en veulent pas, mais pour ceux qui veulent de l'amour, ils en auront avec nous !

 

Pour ce nouvel album vous êtes en quartet, après Let's Bash où vous étiez entouré de nombreux musiciens : pourquoi ce choix ?

Eh bien figurez-vous que certains morceaux de Let's bash ont été enregistrés au cours des mêmes sessions que Love matters ! Mais parfois, moins c'est mieux, et le mieux c'est le moins... (rires). Tout dépend surtout de l'humeur du moment, et pour Love Matters on est dans quelque chose de plus posé. Pour répandre l'amour il faut être relax ! C'est peut-être le calme avant la tempête, qui sait, mais on est en tous cas dans une ambiance tranquille. Mais attention : on ne joue peut-être pas fort, mais on joue avec toute notre puissance.

Sur scène aussi, l'ambiance sera tranquille ?

J'aime bien parler de "sessions de partage" pour le live, car on y partage notre musique avec le public (quel que soit le groupe qui m'accompagne). Et j'essaie de faire en sorte que chaque session soit différente. C'est un peu comme pour les profs : il y a les dynamiques, et les ennuyeux, et les dynamiques sont souvent ceux dont on ne sait pas quoi attendre lorsqu'ils passent la porte de la classe.

J'essaie de faire la même chose en concert, et j'appelle ça mes "effets spéciaux" à moi, car le public ne sait pas quel instrument je vais prendre, on ne s'attend pas à ce qu'un instrumentiste passe du saxophone à la trompette, avant de se mettre au piano, et boom il se met à chanter avant d'attraper la clarinette... Et le fait de ne pas savoir ce qui va se passer rend le show incroyable. On ne répète pas, on pratique la musique, et on fait rentrer le public dans ce partage quasi spirituel, en partageant nos énergies. Je ne fais pas du monologue, les spectateurs sont vraiment partie prenante de l'aventure. Tout se passe dans l'énergie du moment.

Et comment nourrissez-vous votre musique, qui témoigne d'influences très variées ?

On voyage beaucoup, et je suis aussi un addict de la musique. J'écoute sans arrêt des choses, et je lis beaucoup aussi... Cela me permet d'apprendre différents langages, parlés, et musicaux. Je peux aussi bien écouter du flamenco que du Bach, du Tinariwen que du jazz, lire du Prévert, de l'Histoire... Je suis un perpétuel étudiant !

Let's bash, Love matters... Vous semblez vous plaire au studio La Buissonne dans le Vaucluse, où vous avez enregistré. Qu'est-ce qui vous y attire ?

En premier lieu l'atmosphère créée par les gens qui gèrent le lieu, comme Gérard, Nicolas, Bernard... Leur accueil à bras ouvert, leur chaleureuse bienvenue met tout de suite à l'aise, et rend forcément l'endroit génial. On s'y sent chez soi, on peut se concentrer, ressentir différentes énergies... Et puis pour les fans d'astronomie et d'astrologie, sachez qu'on a enregistré pendant la pleine Lune, peut-être que ça a influencé notre musique ? (rires).

 

Votre endroit préféré en France ? Le New Morning, une salle historique incroyable, avec une propriétaire fantastique, Catherine Farhi. La musique qui s'y joue est super, et j'y ai fait de belles rencontres.

Votre duo de rêve ? J'ai déjà joué avec tous ceux que je voulais accompagner... grâce à leurs disques ! Mais plus sérieusement, j'aimerais jouer avec Keith Jarrett. Un duo piano-cuivre, ce serait juste parfait.

Le petit plat dont vous êtes le roi ? Le riz, et je le cuisine toujours de manière différente. J'adoooore le riz !

emergencesPas de riz au programme mais une bonne dose d'amour pour le festival Emergences avec le concert de Jowee Omicil ! Rendez-vous le vendredi 9 novembre 2018 à la Pléiade. Pour réserver c'est ici, et pour découvrir l'ensemble de la programmation c'est juste là.