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chinese man ©Leo BerneCHINESE MAN

"On compose à trois, on travaille à trois."

Le trio de DJ alterne entre gestion du label Chinese Man Records et création musicale. Avec leur dernier album en date Shikantaza sous le bras, ils repartent pour une tournée d'été qui passera par Amboise pour le festival les Courants. High Ku nous en dit plus !

Chinese Man c'est un groupe, mais c'est aussi le label Chinese Man Records : vous arrivez à trouver le temps de créer, de composer ?

Disons que le travail est un peu différent quand on travaille avec des artistes du label : on intervient avec eux pour donner des conseils artistiques, échanger avec eux, mais on a la chance aujourd’hui d’avoir une équipe administrative et logistique qui gère beaucoup de choses. Ce qui nous permet d’être plutôt dans la décision et le conseil. Avec le temps on a donc trouvé un équilibre entre notre vie artistique avec Chinese Man (en studio et sur la route) et notre vie de directeurs de label avec Chinese Man Records. Par exemple pour faire Shikantaza ça nous a pris quasiment trois ans avec le live, donc après tout ce temps passé à créer ça fait du bien aussi de décrocher un peu et de s’occuper des projets des autres.

Ce double travail vous amène à être  à l'affût de tout ce qui se passe sur les scènes ?

Tout à fait, et on a la chance d’avoir des groupes dans le label qui évoluent dans des univers différents, avec par exemple Taiwan MC du côté reggae, Baja Frecuencia en tropical bass… Même si ce sont des étiquettes et que tous ont des points communs, chaque groupe a son style particulier, ce qui donne une motivation, une saine émulation au sein du label.

Par son titre, l'album Shikantaza fait référence au zen : de là à dire que vous êtes les vieux sages du milieu…

Cela faisait plutôt référence à l’état dans lequel on voulait être pour créer cet album : prendre notre temps, travailler à notre rythme. On est partis en Inde, on s’est installés dans des endroits isolés pour bien vivre l’instant présent et ce moment de création comme on le souhaitait. Au départ, ce nom était juste celui d’un des titres de l’album, puis on s’est dit qu’il correspondait bien à la musique et à la manière dont était né l’album et à la manière dont on aborde la vie.

 

Il y a pas mal de featurings sur l'album, en live ça donne quoi ?

Sur scène on retrouve les trois Chinese Man aux machines, et on tourne avec trois MC : deux membres du groupe A State of Mind, et Youthstar. Eux trois étaient déjà présents sur l’album, et on a beaucoup retravaillé le live avec eux pour qu’ils puissent remplacer certains featuring ou recréer de nouvelles versions avec eux, spécialement pour la scène. On a essayé de mêler ce côté live et musique électronique, appuyé avec un show vidéo assez poussé avec les clips qu’on a déjà faits, une captation live qui permet au public de voir et comprendre ce qu’on fait, et une création lumière qui vient souligner l’univers de l’album.

Certains featurings et mixs sont surprenants, puisque sur le titre Malade on entend la voix du réalisateur de cinéma Alejandro Jodorowski : tout est permis pour le mix, vous ne vous interdisez rien en termes d’invités ou de samples ?

On essaie de ne pas aller dans des choses trop connues, et de faire découvrir des choses. Dans les samples de films on pioche dans des vieux films, ou ceux qu’on a beaucoup aimé. Il y a un aspect musical bien sûr essentiel, tout comme le sens des extraits qu’on emprunte. A partir du moment où on a une idée, où on a repéré un extrait qui nous plaît, on essaie de joindre la personne concernée pour avoir l’autorisation de l’utiliser.

Au sein du groupe chacun a sa spécialité ?

On a nos secteurs de prédilections, mais tout le monde peut intervenir à tous les niveaux de création, on compose à trois, on travaille à trois.

 

Votre livre de chevet du moment ? 16e round, une biographie de Hurricane Carter, boxeur noir américain dont la vie avait été portée à l’écran.

Votre plus gros défaut ? Notre défaut ? On est longs à créer ! On a quand même mis cinq ans entre deux albums.

Le meilleur endroit pour dénicher de bons vinyles ? Très souvent dans les magasins de disques indépendants, et dans n’importe quelle cave ou grenier !

Ce que vous vous dites en vous regardant dans le miroir ? Qu’on a vieilli !

les courants 2018Le temps passe mais la qualité et l'énergie restent ! Retrouvez Chinese Man au festival Les Courants à Amboise le 21 juillet - réservation en ligne disponible en un clic. Et pour suivre l'actu du groupe direction Facebook.

 

Photo ©Leo berne

chinese man ©Leo Berne