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gunwood ©Richard SchroederGUNWOOD

Le trio distille en douceur une musique folk électrique qui séduira à coup sûr les festivaliers d'Avoine Zone Groove 2018. Avant de les voir sur scène vendredi 29 juin, le chanteur Gunnar a répondu à nos questions.

 

En voyant les clips de Gunwood et les photos, une question nous est venue à l'esprit : est-ce qu’avoir une barbe est un pré-requis pour intégrer le groupe ?

Ca ne l’était pas mais on pourrait dire que ça l’est devenu ! Au début ce n’était pas fait exprès, et ce sont les spectateurs qui nous l’ont fait remarquer. Et même le patron de notre label est barbu, donc on va sans doute continuer comme ça, car jusqu’ici ça nous porte chance !

Plus sérieusement, avec les choeurs et harmonies qu'on entend dans votre musique, ce sont les qualités vocales qui étaient indispensables pour la création de Gunwood ?

Oui absolument. Quand j’ai monté le groupe, il y a un peu plus de cinq ans maintenant, j’ai cherché à tout-prix un bassiste et un batteur qui puissent chanter des parties de chœur tout le long du concert. Les morceaux qui m’ont influencé pour l’écriture viennent du folk américain ou irlandais, très porté sur le trois voix. J’avais donc la volonté de créer un projet folk électrique, sans tomber dans le country ou le tradi, un folk un peu musclé avec des parties vocales très présentes. J’ai eu la chance de tomber sur Jeff et David qui répétaient dans les mêmes locaux que moi, donc on se connaissait de vue. Au moment où j’ai monté le projet ils étaient tous les deux disponibles donc tout s’est parfaitement mis en place.

Vous avez créé le projet, vous écrivez les paroles… C’est vous le chef ?

J’apporte les compositions et je suis à l’origine du projet, mais ce n’est pas un projet solo. On retravaille toujours les morceaux ensemble, les arrangements se font à trois, même si je suis à l’origine des textes et musiques. On fonctionne vraiment comme un groupe, je ne suis pas le chef, on est vraiment sur un pied d’égalité à plein de niveaux. Chacun a son mot à dire et peut s’exprimer artistiquement, prendre du plaisir, et cela se ressent en live.

Vous avez déjà à votre actif des featurings avec Electro Deluxe et Ben l’Oncle Soul, ce qui fait un beau carnet d'adresses ! Comment se sont montées ces collaborations ? Y en a-t-il d'autres en préparation ?

Ces rencontres ont été intéressantes à la fois humainement et artistiquement, tout comme avec Hugh Coltman qui a été le premier à nous accorder sa confiance. Ca a tissé des liens à long terme : Hugh nous a invités sur sa carte blanche à FIP, Ben l’Oncle soul nous a fait jouer en première partie à Pleyel… Ces collaborations sont des manières pour nous de redécouvrir nos propres morceaux, cela permet aussi de croiser nos publics respectifs, et c’est toujours un plaisir. Je ne peux pas encore donner de nom mais d’autres projets sortiront bientôt.

Dans la pratique, c'est vous qui contactez l’artiste, ou c'est idée de votre maison de disque ?

Cela dépend des fois. Hugh Coltman était un contact à nous, nous le lui avons proposé en direct. Pour Ben, notre manager avait travaillé avec lui il y a longtemps, et il l’a recontacté pour lui proposer ce duo qui l’a tout de suite séduit musicalement, ce qui était très cool de sa part. Et pour Electro Deluxe c’est leur chanteur James Copley qui nous a laissé un message après avoir écouté notre musique, pour dire qu’il aimait notre travail et qu’on partageait des influences, ce qui a débouché sur ce titre "Rescue" avec nos deux groupes.

Comme vous le disiez, votre album Travelling soul est traversé d'influences américaines et irlandaises : le groupe a déjà voyagé pour s'imprégner de ces univers ?

Pas encore, mais personnellement je suis né en Angleterre de parents allemands, et mon père a toujours été grand fan de musique folk irlandaise et américaine ; il joue du banjo, du violon, de la guitare… J’ai appris la guitare en l’accompagnant sur de la folk et du blues pendant des heures. Et pour le groupe nous avons la chance d’être invités en 2019 sur un festival aux Etats-Unis, ce qui sera l’occasion d’enchainer plusieurs dates de plus pour une mini-tournée américaine !

Dernier livre acheté ? Il y en a deux : Gertrude, de Hermann Hess, et un livre en allemand.

Le prochain concert que vous irez voir ? Un groupe de folk allemand, Stereo Naked, en Picardie.

Votre dernier coup de cœur artistique ? En musique c’est le projet électro Farao, une artiste norvégienne. L’album est sorti il y a un moment, en 2013 je crois, mais je viens juste de le découvrir.

Les trois indispensables dans votre valise en tournée ? Les écouteurs, un livre et ma cigarette électronique… ou plutôt des crayons !

Pour découvrir Gunwood sur scène, rendez-vous vendredi 29 juin 2018 pour la première soirée d'Avoine Zone Groove, placée sous le signe du blues avec également Slim Paul ou Rag'n'Bone Man. Pour retrouver la programmation du festival c'est en cliquant ici, et pour suivre l'actu de Gunwood c'est par là.

 

Photos ©Richard Schroeder