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Fefe ©JMLubranoFÉFÉ

« Je ne suis pas là pour qu’on me regarde »

L’eau a coulé sous les ponts depuis l’époque du Saïan Supa Crew ! En bientôt dix ans de carrière solo, Féfé a sorti trois albums couronnés de succès. Il débute le travail sur un nouvel opus, mais avait envie de reprendre un petit bain de foule cet été ! Il nous en dit plus avant les Kampagn’arts.

Un concert de Féfé c’est toujours une grosse dose d’énergie : quel est votre secret ?

Aucune idée ! D’autant que dans la vraie vie je n’ai pas cette même énergie, alors que j’aimerais l’avoir pour gérer tout ce qui est administratif… Je crois que c’est juste le kiff de la scène et le plaisir d’échanger. Je ne suis pas là pour qu’on me regarde, on doit être ensemble, sinon ça ne sert à rien.

Féfé dans la vraie vie ça donne quoi alors ? Vous êtes très différent de la scène ?

Bien sûr si non ce serait infernal, vous imaginez ? Je serais en train de crier tout le temps « hourra », « à gauche à droite » ? Au contraire, j’ai tendance à raser les murs, très réservé, et moins on me voit et mieux je me porte.

Sur votre Facebook on retrouve votre action pour Solidarité Internationale, que faites-vous pour eux ?

Je suis un peu l’ambassadeur de cette ONG qui n’est pas très connue et qui travaille sur un sujet qui pourrait paraître anodin : l’eau. J’essaie donc d’amener un peu de lumière sur cette organisation. Au Nigéria comme dans beaucoup d’autres endroits, il y a encore des factions armées, qui toutes les semaines font des opérations suicides sur des déplacés, qui forcent à fuir… Je me sens concerné et j’ai envie d’aider à mon échelle avec ce que je peux et ce que je suis.

C'est une implication nécessaire pour faire l'équilibre entre vie d'artiste et vie "normale" ?

J’ai des cousins nés au Nigéria, qui ont mon âge, et je prends toute la mesure de la chance que j’ai eu de naître en France. Le peu qu'on a parfois ici, c’est beaucoup pour ailleurs. Même sans donner d’argent, rien qu’en me sentant concerné, en en parlant pour sensibiliser les gens, cela me semble normal et logique. Mais c'est nécessaire pour moi tout simplement en tant qu'homme.

Cela vous nourrit pour l’écriture d’un nouvel album ?

Je suis en train de commencer un projet d’album, je termine un cycle… Tous les dix ans j’ai des cycles : le premier avec le Saïan Supa Crew ; le 2e en solo, et ce 3e cycle ce sera l’éclate ! J’ai décidé qu’entre chaque album solo je ferais des collaborations, et musicalement j’essaie aussi de prendre une autre direction… Mais je ne vous en dirai pas plus ! Vous le saurez bien assez tôt.

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Votre livre de chevet ? La honte, je n’en ai pas en ce moment ! Je devais lire un bio de Bob Marley mais je ne l’ai pas ouvert car je connais déjà bien sa vie… Et mes coups de cœur remontent pour la plupart à mon adolescence, par exemple j’aime bien relire par exemple Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Ca me fait rire, mais ça commence aussi à me faire peur car on y va doucement.

Une punchline préférée ? Un peu hardcore mais « J’baiserai la France jusqu’à ce qu’elle m’aime », de Mac Tyer à l’époque de son groupe Tandem. Je trouve ça d’une poésie incroyable, je n’aurais jamais osé, mais c’est une phrase qui dit beaucoup de choses.

Dernière gourmandise pour laquelle vous avez craqué ? Un Mystère, vous savez cette glace recouverte de praliné, avec un coeur en meringue !

Côté gourmandise, Féfé régale toujours son public d'une joie de vivre débordante et de musique sucrée-salée, à savourer sans modération au festival des Kampagn'arts ! Féfé sera à Saint-Paterne-Racan le vendredi 29 juin 2018. Pour retrouver la prog' complète des 29 et 30 juin rendez-vous sur www.kampagnarts.fr. Et pour suivre Féfé et ses projets, c'est sur les réseaux.

 

Photo ©JMLupano