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AnaisANAÏS

« J’apprécie d’être dans quelque chose de roots »

Anaïs a débarqué en fanfare avec son Cheap Show et le single «Mon coeur mon amour» en 2005, armée d’une pédale loop et d’une guitare... et de tonnes d’énergie ! Simple et sincère, l’artiste poursuit sa route et revient avec l’album Divergente, à découvrir bientôt à Oésia.

On retrouve dans Divergente une inspiration seventies déjà sensible dans le précédent Hell No Kitty : qu’est-ce qui vous plait dans cette période ?

Cela me fait plaisir que vous évoquiez Hell No Kitty car il passe souvent à l’as alors qu’effectivement il annonçait celui-ci. Je crois que j’ai toujours aimé ce style de musique, j’apprécie d’être dans quelque chose de roots, de simple… déjà mon premier album avec une guitare et une pédale, c’était pour aller à l’essentiel. J’ai aussi une tendance tête de bourrique, ou rebelle, qui fait que plus c’est la mode de l’électro, plus je vais vers du vintage !

 

C’est surprenant de vous entendre chanter quelques chansons en anglais !

J’avais déjà fait un duo avec le groupe The Blood Arm il y a quelques années, un groupe avec beaucoup d’humour dans leurs textes, et ça s’était tellement bien passé qu’on était restés amis. De mon côté j’ai toujours aimé l’anglais, j’ai même failli devenir prof d’anglais ! Cela me paraissait naturel de chanter en anglais pour être plus dans le groove, pour que ça coule. Même si le texte est toujours très important, j’avais envie d’avoir ce mélange texte et musique.

Vous avez quelques invités sur cet album - Lisa Rieffel, Nathaniel Fregoso - comment les avez-vous rencontrés ?

Je me suis fait plaisir avec cet album que personne n’attendait particulièrement, car qui sait ? Ce sera peut-être mon dernier !?! Donc j’y ai mis tout ce dont j’avais envie. Ces personnes sont des gens du circuit indé. Lisa Rieffel fait partie du groupe Killola basé à Los Angeles, un petit groupe de glam rock et elle est aussi folle que moi, et Nathaniel était chanteur compositeur du groupe les Blood Arm. C’est d’ailleurs lui qui m’a offert cette balade pour l’album, "I couldn't love you".

Sur scène vous n'êtes entourée que d'hommes...

Sur scène oui, mais ma régisseuse et mon ingé son sont des femmes. Que les musiciens soit forcément des hommes ce n'est pas un choix, mais parce que la musique est un milieu un peu macho où il y a moins de femmes. Mais quand il y en a, elles sont très très bonnes, sinon elles n’auraient pas tenu dans le milieu !

 

Justement quelle vision portez-vous sur le milieu et votre parcours ?

Je pense être quelqu'un qui travaille à l’instinct, et donc avec beaucoup de peur, donc j’ai mis beaucoup de temps pour faire mon 1er album, mais je suis finalement fière de tout ce que j’ai fait. Je suis passé par plein de circuits : l’indé au début, Polydor chez qui j’ai fait aussi de belles choses, j’ai réussi à travailler avec Dan the Automator que j’avais découvert via l’EP Lovage sans savoir qu’il était sur le projet Gorillaz... Je suis donc assez contente de tous mes albums, je suis très spontanée, j’aime faire plaisir aux gens et le milieu de la musique peut être pour cela un peu compliqué à gérer parfois.

Vous parliez de dernier album... ?

C’est devenu de plus en plus compliqué et fermé aujourd’hui. Le streaming est sans doute bien pour le public, mais un album coûte encore très cher à produire, et si on ne peut pas le rentabiliser, tout se complique. Monter un album prend presque autant de temps que faire un film maintenant ! Les playlists radios sont aussi moins ouvertes, peut-être que des Renaud ou des Rita Mitsouko ne rentreraient plus en radio aujourd’hui… Il y a un epsrit téléréalité qui a pris le pas.

Avec un financement participatif pour produire cet album, vous avez eu le soutien du public, c’est important pour vous ?

Produire un album c’est de plus en plus compliqué. Heureusement le public continue à venir voir les gens en live. Les curieux qui se renseignent, ce sont les meilleurs ! Aujourd’hui c’est tellement facile d’être un mouton et de se contenter de suivre ce que vous propose votre téléphone portable… C’est pourquoi je fais toujours très attention à proposer sur scène des petites surprises qui ne sont pas sur l’album. Je ne veux pas spoiler le concert, mais pour les connaisseurs, sachez qu’on retrouve un intermède du type des « pendant ce temps-là » présents sur mon premier album...

 

Votre petit plaisir du matin ? Quand il y a du soleil et que je peux regarder le soleil pendant que je bois mon thé vert.

Dans votre mp3 ? C’est surtout pour aller faire du sport, donc surtout des happy songs comme Calvin Harris, Pharrell Williams et Katy Perry. Ce sont des petites saveurs d’été alors qu’il neige, c’est fun !

La bonne résolution 2018 ? Peut-être la chanson « Je ne boirai plus jamais » qu’on trouve sur l’album ?

Pour découvrir de nouvelles chansons, des tubes et des surprises concoctées par Anaïs, rendez-vous le 26 janvier à Oésia (Notre-Dame d'Oé). Les réservations sont ouvertes juste ici, et vous pouvez suivre l'actu de la chanteuse juste là.

 

photo ©Saloi Jeddi