L’AGENDA DES SORTIES DU 37

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Juliette ©Yann OrhanJULIETTE

« La scène c’est chez moi »

Des sourires et des rires, voilà le programme de notre interview avec la chanteuse Juliette ! Avec plus de trente ans de carrière et des dizaines de chansons à son actif, l’artiste revient sur scène avec son album J’aime pas la chanson ! Un titre à ne pas prendre au premier degré, bien sûr !

Vous ouvrirez l’Intime Festival 2018 : l’intimité, c’est une notion qui vous correspond ?

C’est parfait puisque le concert se passe chez moi ! La scène c’est chez moi, le piano c’est chez moi, donc on ne pouvait pas rêver mieux entre J’aime pas la chanson, le spectacle et l’Intime festival. La particularité de ce concert par rapport aux tournées précédentes c’est que je suis au piano, mais pas seule. C’est un doublé de piano solo, et de morceaux avec musiciens, qui sont donc un peu moins nombreux que d’habitude, mais ils sont là en ligne, et aux ordres !

Dans ce titre « J’aime pas la chanson », on attend le «mais...» !

Je pense que toutes mes chansons sont la preuve qu’il y a un « mais…» ! C’est évidemment un titre pour rigoler, et un truc que j’ai souvent dit car les gens pensent parfois que je n’écoute que de la chanson, alors que c’est ce que j’écoute le moins. J’écoute surtout la chanson du monde, dans des langues que je ne comprends pas et c’est vachement sympa.

Vous chantez dans d’autres langues ?

Venez me voir sur scène, vous allez rire ! J’adore chanter dans les langues que je ne parle pas ou que je ne comprends pas, ça demande d’ouvrir ses oreilles pour copier les autres, les accents, c’est un travail marrant. J’avais aussi chanté une chanson en français que personne ne comprenait : le ragga abscons, que Bernard Joyet avait écrit avec que des mots obsolètes ou rares, et même moi je n’y comprenais rien !

 

 

Et dans vos dernières chansons, vous parlez de quoi ?

Comme d’habitude, de plein de choses, mais je me suis beaucoup impliquée dans l’écriture de cet album, qui est très travaillé au niveau des textes et de la musique. L’idée de faire du piano-voix demande forcément de construire autour de ce piano. On a enregistré le disque comme on joue sur scène, avec les musiciens et en direct. L’idée était que je puisse être au piano et chanter en même temps.

Est-ce que votre passion pour les jeux vidéo fait partie de vos inspirations ?

J’ai fait il y a longtemps un titre sur un jeu vidéo sur l’album Mutatis, « Fantaisie héroïque », qui parle clairement de jeux vidéo. Mais c’est un thème qui ne peut pas inspirer toutes les chansons du monde, mais par contre cela nourrit forcément l’imaginaire, au même titre que lire un livre. Le jeu vidéo fait partie aujourd’hui des processus de narration, de la nourriture de l’imaginaire, avec ce côté participatif pour le joueur, qui est impliqué au premier lieu puisque sans lui l’action n’a pas lieu d’être. Il y a des jeux dont on ne ressort pas exactement comme on était avant d’y entrer. Je pense que c’est justement une des fonctions de l’art et de la culture de nous enseigner des choses malgré nous et de nous transformer.

Juliette ©Yann Orhan

Et trente ans de carrière, ça vous fait quoi ?

Cela fait même un peu plus si on considère mes jeunes années… eh bien on voit le temps qui file à une allure vertigineuse, et tout semble dater d’hier matin, mais c’est sans doute le privilège du vieillissement. C’est marrant de voir arriver des petits jeunes de 3 0ans, qui sont donc déjà de sadultes mais sont nos enfants, ils ont le monde entre leurs mains et il fau taccepter de leur passer le relais et les laisser décider de l’avenir.

Dans ce parcours, les récompenses (Victoires de la Musique, Prix de l'académie Charles Cros) comptent ?

Honnêtement oui, ça fait autant plaisir qu’une mauvaise critique peut toucher. Evidemment on a les applaudissements du public, mais les récompenses de la profession provoquent la même satisfaction, à la même échelle, que la remise en question provoquée par une mauvaise critique dans un journal. L’un compense l’autre.

 

 

Votre livre de chevet ? La conjuration des imbéciles, un excellent livre plein de drôlerie et de réflexions politiques assez profondes.

Votre jeu vidéo préféré cette année ? Celui auquel j’ai le plus joué, je totalise sans doute un millier d’heures dessus, c'est Fall Out 4 - ce n’est pas un jeu récent mais je suis retombée dedans cette année, je l’ai fait trois fois. Et ce qui est sympa c’est qu¡’il y a du craft, on peut coloniser et développer des villes. Cela multiplie le jeu par 100.000 car on peut le personnaliser. J’aime les jeux où on peut comme cela bricoler des trucs.

La bonne résolution 2018 ? Je n’en prends pas le 1er janvier, mais plutôt en cours de route, à un moment où je me dis que pour que les choses aillent mieux il y a des décisions à prendre. Pour tous les jours, c’est « aide-toi et le ciel t’aidera » car on peut être à l’origine des transformations dont on a besoin !

Juliette vous donne rendez-vous jeudi 1er février 2018 au Nouvel Atrium de Saint-Avertin pour débuter l'Intime Festival. Le programme est disponible en ligne, et les réservations ouvertes à la mairie ainsi que dans les réseaux habituels.

 

Photos ©Yann Orhan