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aldebert ©sylvain granjonALDEBERT

"Le métier de chanteur est en lien constant avec l’enfance"

Après avoir chanté pour les grands dans un registre qu'on pourrait qualifier de "nouvelle chanson française", Aldebert s'éclate en montant sur scène pour les enfants.

Depuis ses premiers "Enfantillages" parus en 2008, il est devenu accroc aux chansons jeune public... et au chocolat - pour en savoir plus, lisez l'interview et retrouvez-le sur la scène du Vinci le dimanche 19 novembre 2017.

Après le premier album Enfantillages, vous avez enchaîné sur un 2e, un 3e, un album de Noël… Le plaisir se prolonge ?

Tout à fait ! Alors que les choses ont démarré plutôt timidement au départ. Je viens d’un répertoire pour adultes, où il y avait déjà beaucoup de chansons sur l’enfance. Je pense que je suis donc allé naturellement vers ces enfantillages, pour ce qui devait être au départ une parenthèse. Et ce coup d’essai n’a pas tout de suite eu de résonnance : mon entourage pro trouvait que j’étais un peu entre l’écriture enfant et l’écriture adulte, alors qu’en France on aime bien compartimenter, mettre les choses dans une case… J’ai donc pensé dans un premier temps que j’avais raté ce projet, mais petit à petit il a trouvé son public, et a plu en tant que tel. Aujourd’hui le projet a grandi, s’est installé dans le paysage de la chanson pour enfants, et on joue dans des grandes salles, des Zéniths ou le Vinci à Tours ! Les deux premiers albums ont même été disques de platine, c’est incroyable !

Et vous avez également reçu le premier prix de la SACEM créé pour la chanson jeune public !

J’ai halluciné ! C’est ma première médaille en chocolat, et j’en suis très fier car cela s’est fait avec et grâce au public.

 

Comme vous le disiez, vous venez de la chanson pour adultes : on s’y prend différemment pour écrire pour les enfants ?

J’ai la volonté de ne pas infantiliser mes propos, je suis dans une écriture jeune public qui touche aussi les parents, je le vois sur la tournée où ils sont là avec leurs enfants. Quand j’écris une chanson je passe du point de vue de l’enfant à celui du papa, mais l’écriture elle-même reste destinée au jeune public.

Le travail de mise en scène est lui très différent pour le jeune public, non ?

On est dans une énergie particulière car les enfants c’est le public le plus sincère et authentique qu’on puisse avoir. Il faut donc penser le concert comme un spectacle et pas seulement comme un enchainement de chansons. Je m’attarde vraiment sur la scénographie, le décor, pour les emmener dans des tableaux différents à chaque chanson. C’est ce qui rend ce travail ludique et intéressant.

aldebert ©sylvain granjon

Et vous n’avez pas peur de ce qu’on pourrait appeler le syndrome Anne Sylvestre ? Autrement dit de de n’être reconnu du grand public que pour vos chansons pour enfants, alors que vous avez un beau répertoire pour adultes ?

Question intéressante… Mais cela me va très bien d’être identifié comme chanteur pour enfants, c’est un statut qui ne m’enferme pas. Au contraire, c’est un domaine où la liberté est totale, dans l’écriture, dans l’interprétation… Je peux faire du hip-hop, du métal, tout ce qui me tente ! C’est une forme où je me sens vraiment très libre.

Vous chantez les « superpouvoirs pourris » : vous rêveriez d’avoir quel super-pouvoir ?

J’ai juste les superpouvoirs pourris de ma chanson, mais si je pouvais en avoir un ce serait celui d’arrêter le temps, car il passe trop vite.

Chanter pour les enfants c’est une manière de combattre le temps qui passe ?

Bien sûr ! Mais le métier de chanteur est de toute façon en lien constant avec l’enfance : on part en bus à 15 copains, comme en colonie de vacances, on s’amuse sur scène, comme les petits garçons qui montent sur la table de mamie pour faire un petit spectacle. On fait son intéressant sur scène comme dans la cour de récré !

Vous reverra-t-on un jour avec des chansons pour adultes ?

Pourquoi pas, mais pas pour l’instant car je me sens tellement bien dans la chanson pour enfants ! C’est un bonheur total et sur scène, et dans la construction des projets qui en découlent comme un livre d’histoires illustrées aux éditions Hachette.

 

Votre gourmandise préférée ? Mon dessert préféré c’est la tarte meringuée au citron, et je suis un gros consommateur de chocolat, c’est un peu ma drogue. J’ai toujours une vingtaine de tablettes dans mon armoire, avec plein de marques et différents parfums (gingembre, raisin, pamplemousse…). Je crois que j’ai un gros problème de chocolat !

Votre livre de chevet du moment ? Plusieurs en même temps : je lis beaucoup de BD, je suis dans Petit Pays de Gaël Faye, et je viens d’acheter La convergence des consciences de Pierre Rahbi. Le joueur d’échecs de Zweig mis en BD par David Sala, ça a l’air formidable, d’autant que j’avais adoré le bouquin. Je lis aussi des biographies de groupes de métal que je lis comme des romans d’aventure. Cela me donne l’impression de lire un livre d’Indiana Jones !

En ce moment dans votre mp3 ? C’est toujours très éclectique, je suis musicalement assez volage. Alors dans l’ordi sous l’onglet « récemment écouté », on a : le dernier Solaar que j’adore, je trouve qu’il est à la hauteur des Lapointe, Nougaro ou Brassens, je suis hyper content qu’il soit de retour. Johnny Cash, des vieux Franck Zappa, j’adore aussi Blackberry smoke, un groupe de stoner un peu country que j’adore. Il y a donc un peu de tout !

aldebertQue vous soyez parent, ou tout simplement un grand enfant, Aldebert vous donne rendez-vous ce dimanche 19 novembre à 14h30 et 18h30 au Vinci de Tours. Pour réserver, c'est en cliquant ici. Et pour suivre les actus du chanteur, c'est par là.

 

Crédit photo ©Sylvain Granjon

Aldebert