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LA PETITE HISTOIRE...

... DES HALLES DE TOURS

halles de toursRillons, rillettes, poulet fermier, raviolis italiens, pâtisseries, vins de toutes les couleurs, légumes frais, poissons variés… Qu’il fait bon se promener dans les allées des Halles de Tours !

On pourrait croire ce grand marché couvert installé là depuis des lustres, mais cela n’aura pas échappé aux gourmands qui étaient sur place mi-septembre : les Halles ont tout juste fêté leurs 150 ans. Qu’y avait-il donc avant ?

Un marché, déjà ! Les historiens estiment même que les premiers marchés se tenaient là dès le XIIe siècle et s’étendaient aussi sur les places du Grand-Marché, de Châteauneuf et Plumereau. Avec l’arrivée du XIXe siècle triomphant, la ville grossit, ses besoins aussi ; les plus ambitieux des édiles lorgnent du côté de Paris. Là-haut à la capitale, qui dit Halles dit grands pavillons métalliques conçus par Baltard (oui oui, celui qui a donné son nom au pavillon Baltard de Nogent-sur-Marne).

Le conseil municipal tourangeau avait déjà envisagé la construction d’un marché couvert en 1832 pour regrouper tous ces marchés en un seul lieu, mais c’est dans les années 1860 que le projet est véritablement lancé. On fait appel à l’architecte Etienne Charles-Gustave Guérin. L’homme a marqué le paysage tourangeau puisqu’on lui doit notamment le lycée Descartes, le château de Bel-Air à Fondettes, et nombre d’églises et chapelles de Touraine, de Saint-Etienne-de-Chigny à Pouzay en passant par Luynes ou Veigné.

Le voilà donc chargé de faire sortir de terre le futur ventre de Tours, pour lequel il s’inspire des créations de Baltard.

halles de tours ©Archives municipalesLe quartier est réorganisé : on rase quelques bâtiments et l’on redessine les rues pour faciliter l’accès aux Halles qui abriteront le marché de gros et des commerces au détail.

Aurait-on vu trop petit ? Ouvertes en 1866, on agrandit déjà les Halles quelques années plus tard en faisant disparaître l’église Saint-Clément.

Mais le grand changement n’arrivera qu’avec les années 1970 : le marché de gros est à l’étroit et déménage à Rochepinard en 1973, et Jean Royer et son équipe décident d’une rénovation du bâtiment, qui fait écho à la revitalisation du Vieux-Tours menée depuis les années 1960.

hallesde tours ©Archives municipales de ToursOn détruit donc les pavillons de Guérin. Y gagne-t-on d’un point de vue esthétique ? Pas sûr, mais le « paquebot » assure une hygiène et des conditions logistiques bien meilleures. Avec une quarantaine de commerçants et 8000 m2 d’espace sur deux niveaux, les Halles sont aujourd’hui encore incontournables, et le seront sans doute encore plus après la rénovation envisagée dans ces prochaines années.

Photos ©Ville de Tours - Archives municipales de Tours