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matmatahMATMATAH

« on ne va pas snobber le public en ne jouant pas Lambé ! »

Tristan Nahouet a repris l’aventure Matmatah aux côtés d’Eric Digaire, Benoît Fourier et Emmanuel Baroux (rejoints par Julien Carton aux claviers) avec un nouvel album et une tournée à guichets fermées. Avant de débarquer  à Avoine, il nous explique ce qui a motivé ce retour gagnant.

Matmatah se reforme après huit ans d’absence : qu’est-ce qui vous a motivés à relancer l’aventure ?

Ce n’était pas vraiment prévu. On a fait une tournée d’adieu il y a 8 ans qui était vraiment un adieu. J’avais tourné la page, puis on a sorti un coffret pour les 20 ans de la création du groupe, avec des inédits et deux chansons inachevées de 2008 qu’on a finies pour l’occasion. On s’est donc retrouvés en studio et on s’est pris au jeu, on s’est amusés, on a retrouvé des automatismes… On a donc commencé à discuter d’une reformation puis on s’est lancés, à la condition que ce soit avec un nouvel album. Il fallait voir si on était toujours capables de faire des chansons, et l’envie était là… Et nous revoilà deux ans plus tard avec un album !

LE tube du groupe c’était Lambé : ce n’est pas lassant de toujours rejouer ce titre, plus de vingt ans après ?

C’est sûr que musicalement on n’apprend pas grand-chose et on connaît bien la chanson, mais ce qui est chouette c’est la réaction des gens : c’est finalement nous qui profitons du spectacle à ce moment-là car le public est toujours à fond. Les spectateurs l’attendent et c’est normal, quand je vais à un concert j’aime bien retrouver certains tubes. Donc on ne va pas snobber le public en ne leur jouant pas Lambé !

Dans vos dernières chansons et dans les précédents albums, vous abordez aussi des thèmes citoyens, ceux qui sont restés sur le côté festif de Lambé ne vous connaissent pas forcément comme ça...

Les gens qui nous ont suivis assez longtemps ont vu dès le 2e album qu’il n’y avait pas que Lambé. On nous dit parfois « engagés », je dirais plutôt « concernés » car un artiste est engagé par définition. En tous cas en tournée on fait un peu de tout, on propose des nouveaux morceaux et des anciens, et cela n’a pas l’air de déranger le public. Matmatah c’est plein de facettes différentes, et en plus à 40 ans passés on n’a pas les mêmes préoccupations qu’avant.

Vous vous attendiez à voir les salles se remplir avant même le début de la tournée ?

On ne savait pas où on mettait les pieds car on est dans un métier où on peut être rapidement oublié, même quand on fait des choses. Nous on n’a rien fait pendant 10 ans, on revient et les salles se remplissent donc c’est super ! On fait une tournée complète, je ne suis même pas sûr que cela nous soit arrivé avant. Ce qui est sympa c’est qu’on retrouve notre ancien public et une nouvelle génération. En tous cas on est contents de perdre deux litres de flotte par jour sur scène !

Avec le recul quel regard portez-vous sur le succès du premier album et des années suivantes ?

Il y a quelques temps j’aurais ressenti de la nostalgie, mais comme c’est reparti ce n’est plus le cas. Ce qui est marrant c’est qu’on a l’impression d’avoir traversé un trou temporel, comme s’il n’y avait pas eu dix ans de pause mais seulement deux jours. C’est donc la continuité. Ca a toujours été une belle aventure humaine qu’on a la chance de prolonger.

C'est reparti pour dix nouvelles années ?

On n’attendra pas dix ans pour un prochain album en tous cas !

 

L’objet indispensable en tournée ? Un casque de gladiateur depuis quelques semaines, qui nous suit partout.

Quel coin nous conseillez-vous à Brest ? La rade, et un crabe à déguster sur le port !

avoine zone groove afficheAvant de faire escale à Brest, n'hésitez donc pas à passer par le festival Avoine Zone Groove qui accueille cette année Matmatah, Vianney, LEJ, Boulevard des Airs et Flavia Coelho. Pour retrouver la programmation du festival, c'est ici, et pour suivre l'actu du groupe Matmatah, c'est juste là.

 

 

Photo Matmatah ©Julien Banes

 

Matmatah ©Julien Banes