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RabelaisLA PETITE HISTOIRE...

... DE FRANCOIS RABELAIS

Voilà un homme dont la vie est un roman ! Tout d’abord parce que l’époque reculée à laquelle il vécut rend certaines informations incertaines. A commencer par sa naissance : les chercheurs hésitent encore à le faire naître en 1483 ou en 1494. Une chose est sûre, c’est bien en Touraine que l’homme de lettres a vu le jour, à La Devinière aujourd’hui située à Seuilly.

De famille plutôt bourgeoise, le petit Rabelais suit une éducation classique pour l’époque : latin, grammaire, rhétorique, arithmétique, géométrie, musique, astronomie… Mais ce qu’on sait parfois peu, c’est qu’il entre ensuite dans les ordres ! On le retrouve ainsi en 1519 au couvent franciscain du Puit-Saint-Martin, à Fontenay-le-Comte.

Mais l’homme est habité d’une soif de connaissances qui ne plaît pas forcément à tout le monde. Avec d’autres érudits comme Guillaume Budé, il s’éprend de grec ancien : une langue qui n’est pas bien vue par l’Eglise, puisqu’elle permettrait une trop grande liberté en donnant accès aux textes originaux des Saintes Ecritures. La Sorbonne qui abrite alors la faculté de théologie de Paris, lui fait confisquer ses livres. Un premier conflit qui sera suivi de bien d’autres…

Qu’à cela ne tienne, Rabelais obtient l’autorisation de devenir Bénédictin, et finira par abandonner l’habit monastique pour se consacrer à sa vocation de médecin. On le retrouve inscrit à la faculté de médecine de Montpellier en 1530, avant qu’il s’installe à Lyon en 1532.

GargantuaSes premiers livres ne sont pas ceux qu’on croit : le médecin publie en effet des travaux scientifiques qui reflètent son intérêt pour la botanique ou l’anatomie. Mais ce qui le fera connaître c’est évidemment sa saga des Pantagruel et autres Gargantua. Dès 1532 paraît Pantagruel, écrit par un certain « Alcofribas Nasier ». Si l’on remet les lettres dans l’ordre, on retrouver François Rabelais !

Le livre est condamné par la Sorbonne, comme le seront les suivants : Gargantua en 1534, puis Le Tiers Livre et Le Quart Livre en 1546 1552. Cela n’empêche pas Rabelais de poursuivre son itinéraire de médecin auprès des plus grands, puisqu’il accompagne l’évêque Jean Du Bellay à Rome à au moins deux reprises, et passe même quelques temps comme secrétaire auprès de François Ier.

gustave doréAffecté malgré tout par les condamnations de la Sorbonne, Rabelais finit par gagner Metz, ville libre, où il officie comme médecin durant cinq ans avant de regagner le royaume de France pour y gérer la cure de Saint-Martin-de-Meudon. Revenu à son premier parcours d’écclésiastique, Rabelais meurt finalement à Paris le 9 ou le 14 avril 1553, sans savoir qu’il restera l’un des grands humanistes français non pour son oeuvre de médecin mais avec ses romans qu’on célébrera cette année du côté de Chinon.

gravure Gustave Doré