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LA PETITE HISTOIRE...

... DU CINEMA

cinemaOui, vous pouvez pousser un Cocorico lorsqu’il s’agit d’évoquer l’histoire du cinéma : les frères Lumière sont en effet les premiers à avoir déposé les brevets à la fin du XIXe siècle. Mais l’honnêteté nous oblige à vous conseiller la modestie, car la fratrie lyonnaise s’est inspirée de travaux antérieurs…

L’idée de projeter des images à une foule ne date pas d’hier. Au XVIIIe siècle c’est ainsi la lanterne magique qui fait sensation dans les salons, avec ses plaques de verre peintes qui servaient à projeter des images au public. Mais comment les faire bouger ?

Au XIXe siècle plusieurs options sont explorées. Le zootrope, le zoopraxiscope et le praxinoscope, en plus de servir de bon exercice de diction, font ainsi défiler une bande de dessins dans un dispositif circulaire, et la persistance rétinienne fait le reste : on a l’impression que l’image s’anime ! De quoi charmer les salons aristocratiques européens !

Puis tout s’accélère : en 1888 est inventé le celluloïd qui deviendra ensuite le support des premiers films, et l’américain Thomas Edison à qui l’on doit déjà l’ampoule se penche sur l’image animée… avec succès puisqu’on lui doit le kinétographe, ancêtre de la caméra, et le kinétoscope qui permet à un individu de visionner les images filmées en mouvement. Nous sommes alors en 1891, et un an plus tard c’est en France que le schmilblick avance, mais pas avec les frères Lumière ! Emile Reynaud innove en effet en créant le tout premier dessin animé de l’histoire de ce qui n’est pas encore le cinéma.

freres lumierePendant ce temps-là, à Lyon, la famille Lumière est tout de même à pied d’œuvre. Les frères Louis et Auguste dissèquent l’invention d’Edison et veulent l’améliorer. Après plusieurs mois de travail, le résultat est là : le 26 décembre 1894 est projeté à Paris le premier film « Sortie d’usine ». La nouveauté ? Les images sont diffusées non pas à une seule personne, mais à une salle entière grâce à une projection sur grand écran qui renvoie aux oubliettes de la science le kinétoscope d’Edison.

Les projections aux sociétés savantes s’enchainent, les films s’accumulent, jusqu’au dépôt du brevet en février 1895, quelques mois avant la première projection au grand public, en décembre 1895.

Certains flairent la bonne affaire : l’ingénieur Jules Carpentier propose ainsi aux Lumières un cinématographe plus économique qu’on pourra produire en quantité. Un négoce rondement mené, car il ne faut surtout pas laisser les concurrents britanniques et américains prendre les devants ! Depuis plusieurs années déjà la planète scientifique s’agite autour du problème résolu par les Lumière. Mais il faudra attendre encore quelques décennies pour qu’un autre défi soit relevé : celui de rendre la voix à ce cinéma muet !