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LA PETITE HISTOIRE...

...DES GANTS

Le gant ? Tout un symbole ! Evidemment, lorsque les températures polaires frappent notre bonne vieille terre, vous les ressortez du placard sans forcément vous soucier de leur état ou de leur beauté.

Après tout, dès l’Antiquité les gants sont fabriqués pour se protéger - du froid bien sûr, mais aussi des agressions, que ce soit les ronces et autres piquants face au jardinier, les serres du faucon pour son dresseur, ou l’outil du jardinier manié toute la journée qui finit par abîmer la peau. On trouve d’ailleurs à l’époque aussi bien des gants que des moufles, l’essentiel étant d’être bien à l’abri derrière le cuir ou le tissu.

Mais très rapidement, le gant veut dire bien plus : accessoire de luxe et de beauté dès le VIIe siècle, les gants de soie ou de cuir extrêmement fins ne protègent plus franchement du froid. Mais les mettre ou les enlever n’est pas un acte anodin ! L’Eglise Catholique utilise ainsi très tôt les gants, signe de puissance et d’autorité.

Au Moyen-âge, les villes se soumettent au roi en lui offrant un gant, tandis qu’à l’époque de Louis XIV, il est d’usage d’enlever ses gants avant d’entrer dans les écuries du roi. Sans oublier bien sûr le fameux jet de gant qu’on voit dans bien des films de cape et d’épée : idéal pour provoquer en duel un adversaire, et si celui-ci ramasse le gant, le duel est accepté.

Bien sûr, porter des gants est aussi assez pratique pour cacher ses vilaines mains, à une époque où l’hygiène n’est pas la priorité, et où l’on cache de toute façon son corps. Imaginez donc : montrer un genou est déjà quelque chose d’olé-olé, alors montrer ses mains… !

L’industrie du gant est florissante, et les ganteries prospèrent aux quatre coins de la France. Gants pour hommes, gants pour femmes, courts lorsque les manches sont longues, remontant jusqu’aux coudes ou aux épaules si les manches sont courtes, parfumés, brodés et parfois sertis de pierres précieuses pour ces dames… Le comble du chic consistant à assortir sans fashion faux-pas les gants à la robe et à tous les accessoires (ceinture, chaussures, sac, chapeau…).

Ils sont de toutes les parures dans la bonne société d’Europe occidentale, et ce jusqu’au XXe siècle. On dit ainsi que l’impératrice Joséphine n’usait pas moins de mille paires de gants par an, se piquant de ne jamais porter deux fois la même paire.

Mais après la deuxième guerre mondiale, l’attrait pour cet accessoire décroît rapidement… S’il est toujours là pour la boxe ou le base-ball, il disparaît des défilés de mode et du quotidien de ces messieurs-dames… hormis pour la reine d’Angleterre qui perpétue l’usage quasi systématique des gants… et vous par les jours de grand froid !