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Cocoon - Yann OrhanCOCOON

"Ce sont les événements de ma vie qui m’ont poussé vers ma guitare et vers de nouvelles chansons"

 "Welcome Home". Bienvenue à la maison ! Mark Daumail revient avec son projet Cocoon et un album qui résonne avec sa de nouvelle vie de père. Avant de monter sur la scène de l'Intime Festival à Saint-Avertin le samedi 4 février, parlons un peu de Welcome Home, pour se sentir comme à la maison le soir du concert...

Cocoon pour nous public, c'était deux voix, mais Morgane ne participe pas à ce nouvel album Welcome Home. Alors qu’est-ce qui fait que c’est encore Cocoon ?

La réponse est dans la musique : Cocoon c’est mon projet folk, acoustique, en anglais. Quand Morgane m’a dit qu’elle ne souhaitait pas se joindre à cet album je me suis demandé comment faire ce mélange de voix, ces harmonies vocales qui faiasient partie de Cocoon. Et j’ai eu l’idée d’une chorale gospel pour pallier cette absence énorme et continuer de m’amuser encore plus avec mes envies vocales. Le reste n’a pas changé : je fais les chansons, je porte le projet... que je n’étais pas parti pour réactiver ! Ce sont les événements de ma vie qui m’ont poussé vers ma guitare et vers de nouvelles chansons (son fils nouveau-né est tombé malade, ndlr). Les gens auraient encore moins compris si j’avais donné un autre nom au projet... Et je ne me suis pas non plus posé la question.

 Une chorale gospel, mais aussi des chanteurs invités sur l'album : comment cela se traduit-il sur scène ?

Il y a plein d’intervenants sur le disque. Du coup j’ai monté un groupe, ce qui a été compliqué car je cherchais des musiciens bons dans leur style car le projet est musicalement et techniquement exigeant, et qui soient aussi très bons chanteurs, pour pouvoir remplacer cette chorale, et qui soient capables de m’aider à réarranger les anciens morceaux dans ce nouveau style. J’ai fait des castings en fonction des voix, des tonalités, cette sélection m’a pris six mois… un peu comme Morgane à l’époque car j’avais rencontré six ou sept personnes avant d’avoir le coup de foudre musical pour elle. On est maintenant deux filles et trois garçons, tout le monde chante à merveille, et pour cette tournée j’ai même fait une équipe B au cas où quelqu’un tombe malade. Je suis allé voir plein de concerts, écouter plein de choses, et je crois avoir trouvé l’équipe idéale.

Entre le dernier Cocoon Where the oceans end et ce Welcome Home, il y a eu un projet solo électro avec Speed of light : il est entre parenthèses pour l'instant ?

C’était des choses que j’avais dans mon ordi, et je me suis fixé 10 règles, même si ça parait complètement anti-artistique, dont l'une était: aucun instrument acoustique. Donc l’inverse de Cocoon ! C’était finalement une énorme machine à faire tourner car il fallait que j’amène tout mon studio à chaque fois sur scène, et je suis aussi devenu papa au moment de la sortie de l’album donc je n’ai pas pu continuer ce projet. Dans mon ordi j’ai toujours 200 ou 300 chansons d’avance qui peuvent être dans plein de styles différents… des choses pour du rap, de la chanson, des pubs, des films, d’autres artistes… Je suis justement en train de finir le prochain Cocoon… Donc si l’envie me revient j’aurai de quoi faire, mais je ne pense pas le refaire tout seul, je suis en train d’en parler avec des potes pour continuer cette aventure à plusieurs. Mais pour l’instant c’est Cocoon !

Déjà un nouveau Cocoon ! A quoi ressemblera-t-il ?

Ce sera sans doute pour 2017 et je crois que cela surprendra encore une fois les gens. Le 1er Cocoon c’était moi qui sortais de ma chambre d’adolescent, le 2e c’était Abbey Road, un album très cher à produire, la suite du succès, beaucoup de cordes, de moyens, le 3e c’est le gospel, les Etats-Unis et l’Allemagne où j’ai voyagé pour cet album, le 4e ne sera rien de tout ça… 

Richmond en Virginie pour y travailler avec Matthew E. White et caler un duo avec Natalie Prass, une partie de l'enregistrement à Berlin... Ce 3e album est un disque de voyages ?

Ça aurait pu être de Bordeaux à Perpignan en passant par Châteauroux, c’est juste que les gens avec qui je voulais travailler vivent dans ces villes-là, et j’essaie de m’entourer de gens de talents qui sont meilleurs que moi et peuvent m’aider à aller plus loin. C’est la clé d’un beau disque : s’entourer de gens talentueux qui peuvent te faire paraître plus beau que tu ne l’es. J’ai besoin de gens qui m’aident à sublimer mes idées. Je crois que quand tu veux avoir de la flûte de pan sur un morceau, ça vaut la peine d’aller au Pérou travailler avec un vrai flûtiste. Quand tu veux le supplément d’âme, il faut s'en donner les moyens.

Ton livre de chevet actuel ? "Capitaine Frites" d'Arnaud le Guilcher, ultra malin et très drôle!

Et dans ton mp3 ? "You want it darker" de Leonard Cohen, ma principale influence, et l'un de ses plus beaux albums.

Rendez-vous avec Cocoon mais aussi IL et Françoiz Breut samedi 4 février au Nouvel Atrium dans le cadre de l'Intime Festival qui débute dès le 2 avec Cali et se poursuit le 3 avec Rover, Peter Von Poehl et Eddy Kaiser. Pour réserver une, deux ou trois soirées rendez-vous ici. Et pour suivre l'actualité de Cocoon en quelques clics c'est par là !

 

Crédit photo ©Yann Orhan.