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Quelques minutes après minuit

« poétique, touchant et magnifique »

 

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…

 

4ème long métrage du réalisateur espagnol Juan Antonio Bayona à qui l’on doit le très sombre L’Orphelinat, Quelques minutes après minuit est adapté du livre éponyme du romancier anglo-américain Patrick Ness qui a participé au scénario du film.

Nous suivons l’histoire du jeune Conor souffrant de la maladie de sa mère et des brimades que lui infligent ses camarades d’école. Il trouve une échappatoire dans un monde imaginaire où il retrouve chaque nuit son ami onirique afin de fuir son quotidien, et apprendre grâce à lui à affronter la vérité.

Nous avons ici un film nous transmettant différentes émotions qui, au fur et à mesure de l’avancement du film et donc de l’acceptation de ces émotions par le jeune Conor, nous bouleverse de plus en plus. Le réalisateur exécute ici un tour de force en traitant ses sujets avec une justesse impressionnante malgré la difficulté et la dureté de ceux-ci, comme le cancer avancé de la mère ou encore la relation conflictuelle de Conor avec sa grand-mère.

Il est important de souligner l’excellente prestation des acteurs comme Felicity Jones (Star Wars : Rogue One, Une Merveilleuse Histoire du Temps…) qui est parfaite dans l’expression de ses émotions et pour montrer ce qu’il y a de plus beau dans une relation mère et fils. Elle est accompagnée par le jeune prodige Lewis MacDougall qui a su nous émouvoir par la puissance de son jeu, et la toujours impressionnante Sigourney Weaver dans le rôle de la grand-mère perdue entre la maladie de sa fille et son rejet par son petit-fils.

Ce film possède un côté éminemment poétique grâce au directeur artistique Eugenio Caballero qui nous propose deux univers graphiques bien distincts. Durant les scènes réalistes les décors et lumières sont très bien traités. Le Monstre (interprété par Liam Neeson), malgré un design classique, possède des éléments innovants comme son intérieur de lave, et remplit son rôle d’entité extériorisant les émotions négatives de Conor. Mais c’est lors des moments oniriques où le Monstre raconte ses histoires au jeune garçon que nous somme submergés par la beauté et l’originalité des illustrations. L’univers réaliste laisse place à un monde rempli d’aquarelles et de peintures où chaque élément se déforme et se reforme à la manière d’un tableau, pouvant rappeler le conte des trois frères dans Harry Potter et les Reliques de la Mort.

 

Nous avons donc ici un film d’une puissance émotionnelle exceptionnelle, transmettant des messages réalistes qui ne manqueront pas de bouleverser chacun des spectateurs.

A. Bourgeois

A voir aux cinémas Studio jusqu'au 31 janvier.