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CATS ON TREES

"laisser le temps à la musique d'éclore"

Le duo toulousain, avec Yohan à la batterie et Nina au piano-voix, dévoile au fil des chansons de son album Cats on Trees une pop mélancolique qui leur vaut un succès public et médiatique mérité. Rencontre avec Yohan avant leur venue à Terres du Son le 11 juillet prochain.

Sur l’album votre duo est accompagné par des cordes ou des claviers, ce sera le cas sur scène ?

La base du groupe c’est le duo, avec une complicité et un grand plaisir à jouer et à composer à deux. Même si sur scène cela apporte une certaine vulnérabilité, cela nous rapproche beaucoup du public. On préparera peut-être quelques surprises au coup par coup avec des cordes par exemple, mais je ne sais pas si à Terres du Son vous y aurez droit. Mais nous avons préparé un nouveau show pour l’été, avec une set liste un peu spéciale et quelques surprises donc dans tous les cas il se passera quelque chose de nouveau!

D'où est venue l'envie d'intégrer des cordes sur l'album ? C'est une idée du réalisateur, de vous… ?

C'était une envie commune, et on a la grande chance d'être très bien entourés, avec un label qui nous a donné les moyens et le temps de faire l'album qu'on voulait faire. A la base avec notre réalisateur Pierre Rougean on a fait les sons de cordes aux claviers et on imaginait les laisser comme ça, mais Tôt ou Tard a proposé de les enregistrer avec un véritable orchestre… donc on était ravis parce que c'était un rêve d'enfants et que c'est hyper rare aujourd'hui de pouvoir jouer avec un orchestre sur un premier album ! En termes d'arrangements on ne s'interdit rien de toute façon. On commence les compositions à deux, on essaie d'avoir le meilleur morceau possible à deux, et quand on a trouvé ce qui nous plaît on n'hésite pas à l'enrichir pour faire la meilleure chanson possible. Tous les morceaux fonctionnent donc en piano-batterie-voix, et on était contents de pouvoir rajouter sur l'album des basses, des guitares, des cordes, des percussions…

Vous évoquez Tôt ou Tard, un label où l'on croise Thomas Fersen, Shakaponk ou Delerm : comment avez-vous intégré cette famille ?

Après avoir gagné le Tremplin du Printemps de Bourges en 2010, on a commencé à travailler avec le réalisateur toulousain Pierre Rougean, qui est comme le 3e membre du groupe car il a beaucoup travaillé avec nous sur toutes les compositions, on lui demande son avis éclairé sur ce qu'on fait… Il avait joué avec Statics puis Milo qui sont sortis à l'époque sur Sony et Naïve; du coup il avait une très bonne réputation dans ce milieu, il a présenté notre musique à Vincent Frèrebeau, le patron de Tôt ou Tard, qui a aimé et souhaité nous rencontrer… Et voilà ! Il nous a intégrés à cette grande famille, une notion importante pour nous car on est attachés à l'aspect humain, au fait de travailler avec des gens qu'on aime et qui nous soutiennent car on sait qu'il faut énormément de passion et d'amour pour développer un projet et faire de la musique aujourd'hui. C'est une collaboration magique, on va de belle surprise en belle surprise, on a beaucoup de chance d'être entourés de ces gens-là.

Vous avez sorti l’album 7 ans après la formation du duo, pourquoi ?

Avec Nina on est tout le temps dans un processus créatif et on compose beaucoup. Il a donc fallu trier, et réarranger plusieurs morceaux, car on voulait faire un album avec des chansons dont on est fiers. On n’a pas deux chances de faire un bon 1er album! Le label Tôt ou Tard nous a permis de faire plusieurs sessions d’enregistrement, avec de beaux moments d’échange avec les réalisateurs de l’album Pierre Rougean et Jean-Christophe Urbain (les Innocents). On dit souvent que la musique c’est l’art du temps: je pense qu’il faut laisser le temps à la musique d’éclore de la bonne manière.

Ce premier album rencontre en tous cas un très beau succès public et critique, comment le vivez-vous ?

On est très contents de ce qui se passe, mais on est conscients que rien n'est acquis donc on sera toujours en train de regarder vers l'avenir avec de nouveaux objectifs, de nouveaux morceaux, des idées, des projets…

Vos deux clips ont été tournés en Bolivie et en Afrique du Sud. Prochaine destination ?

C’est l’une des chances de notre métier... On est des amoureux de la nature donc on cherche toujours des décors naturels impressionnants. Pour «Siren Call» ce désert de sel bolivien dégage une émotion similaire au morceau. On n’était jamais allés en Amérique du Sud donc c’était extraordinaire ! Pour l’Afrique du Sud on s’est dit que Mandela aurait pu être un Jimmy, car la chanson parle des gens qui t’inspirent pour devenir quelqu’un de meilleur. À chaque fois on travaille avec des équipes locales, et notre réalisateur Benoit Toulemonde, donc ce sont des rencontres intenses et aussi beaucoup de travail. Le prochain clip qui sait ? Peut-être que ce sera en studio pour quelque chose de complètement différent, on ne s’interdit rien !

 

 

Ton livre de chevet ? J’ai relu tout Amélie Nothomb, un auteur qui me passionne par sa facilité d’écriture, son originalité, son côté sombre et mélancolique... Ce sont des livres que je lis sans m'en apercevoir, en un ou deux jours, qui sont toujours très bien écrits. J'aime aussi beaucoup les bios d'artistes, la dernière qui m'a marquée est celle de Nile Rodgers, le guitariste de Chic qui a bossé récemment avec Daft punk: il a eu un départ de vie hyper difficile avec des parents qui se droguaient, mais il arrive à toujours garder du positif même dans les expériences sombres et à faire des choses extraordinaires qui ont marqué l'histoire.

Pour l’été, tong ou espadrille ? J’ai un petit complexe sur mes pieds donc je mets des chaussures ou je mets directement les pieds dans l’eau !

Rendez-vous au Festival Terres du Son pour découvrir Cats on Trees en live le 11 juillet prochain ! Et direction leur site officiel pour découvrir leurs prochaines dates de concert catsontrees.com

 

Crédit photos : Ana Bloom

CATS ON TREES - INTERVIEW PROG!