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LA PETITE HISTOIRE...

... DE PAUL-LOUIS COURIER

Lecteurs perspicaces que vous êtes, vous vous en doutiez sans doute : Paul-Louis Courier n’est pas qu’un lycée niché derrière la cathédrale de Tours. Et ce Tourangeau de cœur, né à Paris en 1772, n’a pas volé cet honneur de donner son nom à un lycée.

Jugez plutôt : enfant du péché puisque ses parents ne se marient que cinq ans après sa naissance, le petit Paul-Louis n’en est pas moins un ange lorsqu’il s’agit d’étudier.

Alors que la famille est installée à Cinq-Mars-la-Pile depuis 1777, le jeune garçon placé en pension non loin de là (à Pernay pour être exact) est plutôt doué. Au point qu’en 1784 toute la famille déménage vers la capitale pour lui permettre de suivre une formation digne de ce nom !

Il étudie notamment le grec, avec un talent certain pour les langues anciennes qui ne lui épargnera pas le champ de bataille. Le jeune homme entre en effet à l’âge de dix-huit ans à l’école d’artillerie de Châlons-sur-Marne, alors que la guerre bat son plein. Nous sommes en 1792, l’armée prussienne attaque la France révolutionnaire.

Paul-Louis Courier parcourt bientôt la France et l’Europe dans les troupes de la Révolution, puis celles de Napoléon. Thionville, Trèves, Mayence, Rennes… Puis l’armée d’Italie en 1798 avec laquelle il frôle la mort à deux reprises. Mais l’officier, qui profite de ses permissions pour rendre visite à ses parents installés de nouveau en Touraine, n’est pas homme de guerre : dès qu’il a un moment, il lit, écrit à des hellénistes et latinistes de renom, traduit des textes anciens, cultivant son amour des belles lettres plutôt que l’art de la guerre.

Paul-Louis Courier finit par abandonner l’armée en 1812 et revient en France pour mener une vie plus rangée. Aussitôt dit aussitôt fait, le voilà marié et installé… en Touraine ! Il achète la forêt de Larçay en 1815 et la ferme de La Chavonnière à Véretz, d’où il mènera son plus grand fait d’arme en 1816 : sa « Pétition aux deux chambres », texte dans lequel il critique le roi Louis XVIII revenu au pouvoir après la chute de Napoléon et cette Restauration qui assassine impunément les « séditieux », bonapartistes et opposants au gouvernement de Talleyrand.

Les mots de Courier le font connaître dans tout le pays. Une célébrité périlleuse qui lui vaut des soucis, depuis les procès, amendes et peines de prison jusqu’aux misères que lui fait son maire de Véretz, favorable à la Restauration.

Logique qu’on pense alors que son assassinat dans les bois de Larçay soit dû à ses opinions tranchées et ses pamphlets. Mais le mystère aurait peut-être une explication beaucoup moins noble : un conflit avec ses employés qui s’est envenimé… et qui s’est méchamment terminé cette après-midi d’avril 1825, à l’endroit où s’érige aujourd’hui une stèle.

Pour plus d'informations : www.paullouiscourier.fr