L’AGENDA DES SORTIES DU 37

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LA PETITE HISTOIRE...

...DU THERMOMETRE

Il y a des fois, mieux vaut ne pas savoir. Vivre dans l’ignorance. Car aussitôt qu’on apprend qu’il fait deux degrés dehors, bizarrement, on a encore moins envie de sortir, non ?

Heureux les hommes du Moyen-Age qui n’avaient que le niveau de refroidissement de leurs orteils pour mesurer la température ! Même si dans l’Antiquité Héron d’Alexandrie et Philon de Byzance s’étaient déjà livrés à plusieurs essais, il a fallu attendre le début du XVIIe siècle pour voir les premiers thermomètres apparaître.

Dans l’Italie de Galilée, le thermoscope prend forme : un appareil qui mesure la température grâce au niveau de contraction de l’air (qui se dilate quand il fait chaud). Sanctorius, du côté de Venise, crée donc un instrument gradué assez simplement avec trois niveaux : il fait aussi froid que la neige, aussi chaud que sous la flamme d’une bougie, ou entre les deux. Mais c’est Galilée qui laissera son nom à ce type de thermomètre qui joue aujourd’hui le rôle d’objet déco.

Si l’objet vient d’Italie, le mot « thermomètre » serait quant à lui bien de chez nous puisqu’il apparait pour la première fois en 1624 dans un ouvrage du savant Jean Leurechon où est décrit un thermomètre à eau (celle-ci monte ou descend dans un tube en fonction de la température). Dix ans plus tard c’est l’alcool qui prend sa place dans le prototype créé en Italie (encore !), à la cour du prince Ferdinand II de Médicis.

Mais dans la bataille du liquide le plus efficace pour mesurer la température, c’est le mercure qui l’emporte au XVIIIe siècle, tandis que sur les tubes les graduations se font de plus en plus précises.

Plusieurs savants proposent leur échelle : le Hollandais Anders Celsius dont nous utilisons toujours l’unité de mesure (le C derrière le symbole °, c’est lui, et on vous l’affiche en peinture pour l’occasion !), l’Allemand Gabriel Farenheit dont l’échelle est utilisée aujourd’hui aux Etats-Unis, ou le Français Réaumur dont le travail n’a pas eu la même longévité.

Aujourd’hui le mercure est banni des thermomètres, car trop dangereux en cas de rupture du verre. Des liquides organiques variés le remplacent, et même des outils électroniques encore plus précis !

On rechigne alors moins à évaluer sa fièvre en cas de gros rhume. Une pratique d’ailleurs assez récente puisque ce n’est qu’au XIXe siècle que les scientifiques se sont intéressés aux variations de la température corporelle, avant que l’usage ne se démocratise aux Etats-Unis, puis en France après la première guerre mondiale.

Pour éviter les coups de froid et prendre la température ambiante, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire !