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LA PETITE HISTOIRE...

... DE LA BOITE A LIVRES

A Tours, les rats de bibliothèque ont de quoi grignoter depuis déjà un bout de temps… Sur les ruines d’une ville bombardée, c’est dès 1946 qu’ils trouvent en effet de quoi boulotter grâce à Andrée Vanson. La jeune femme installe alors ses rayonnages d’ouvrages dans un baraquement de bois mis à disposition par la ville : la Boîte à Livres est née.

En soixante-dix ans d’existence, la Boîte est aujourd’hui un vrai coffret à bijoux pour qui sait apprécier les perles littéraires et autres joyaux d’histoire, de bande-dessinée, de guides touristiques, d’albums jeunesse, j’en passe et des meilleures.

Mais avant de s’installer rue Nationale, la Boîte à Livres a posé ses valises en divers endroits de la ville. Après les premières années de la boîte brinquebalante sur les boulevards où les amateurs de bons mots se retrouvaient, Andrée a déménagé au 11 rue des Halles en 1954. Le panorama n’est alors pas beaucoup plus charmeur car la reconstruction est en cours, mais au moins, les murs sont en dur ! Une vingtaine d’années plus tard, la Boîte s’agrandit encore en annexant le n°9 et en développant des rayons spécialisés.

Madame Vanson marque alors le paysage local avec bien plus que des livres : soutien aux soldats d’Indochine ou soupe pour les pauvres, rencontres et débats entre inconnus ou célébrités comme Marx Ernst ou Calder : la Boîte à Livres c’est un peu ze place to be de la Touraine des idées.

Tandis qu’à Tours Madame Vanson commence à envisager la retraite, à la capitale, une jeune libraire fait ses armes à la Fnac, avant de prendre son envol indépendant. Une aide du ministère de la Culture et quelques rencontres plus tard, l’affaire était dans le sac : Marcelline Langlois-Berthelot rachète la Boîte à Livres en 1986.

Modernisation, agrandissement, nouveaux rayons… Une page se tourne, dans la continuité… et dans l’adversité avec l’installation à Tours du mastodonte Fnac. Les années 90 seront donc celles de la résistance à l’agitateur culturel, en faisant bouillonner la littérature dans de nouveaux locaux rue Nationale depuis 1998.

Une bataille pour l’instant gagnée, dans une guerre des mots et du plaisir de lire que l’équipe fidèle des trente salariés de la Boîte à Livres mène au jour le jour. Ainsi, malgré le décès de Marcelline en 2008, l’aventure continue sous les auspices de son époux Joël Hafkin. Un salon de thé, des dizaines de rencontres d’auteurs chaque mois, 500 000 livres vendus chaque année à 300 000 visiteurs… tout le nécessaire pour vous armer de bons bouquins pour la rentrée et le reste de l’année !

Photo rue des Halles ©Arsicaud