L’AGENDA DES SORTIES DU 37

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LA PETITE HISTOIRE...

... DU MAILLOT DE BAIN

Se baigner ? Dans de l’eau de mer ? Beurk ! Impensable avant le XIXe siècle qui remet au goût du jour les bienfaits de l’eau… sur recommandation médicale !

L'hygiénisme envahit alors la société : l'urbanisme, l'architecture,… tout doit être conçu pour garder la santé. Les sports se développent donc, et le bain de mer est conseillé. Mais attention ! Pas plus de cinq à dix minutes, en y rentrant d'un coup d'un seul !

Se préparer prend alors plus de temps que de se baigner puisque le costume de bain comporte six pièces : un pantalon bouffant, qui descend jusqu’au genou, une chemise à manche courte très ample parfois passée sur un jupon (il serait malheureux qu’on devine des formes), un bonnet, des bas, des chaussures… Tout ceci en laine, et sans oublier le corset ! Pratique et esthétique, non ?

Ne riez pas messieurs, car vous étiez alors logés à la même enseigne (le corset en moins) : interdit de montrer son torse, sous peine de tomber dans l’obscénité !

Mais comme pour beaucoup de vêtements, le maillot rétrécit avec le temps : les manches raccourcissent, le pantalon remonte,… et le maillot une pièce fait son apparition à la fin du XIXe siècle, avant de se rapprocher peu à peu du corps au début du XXe siècle.

C’est la nageuse australienne Annette Kellermann qui fait ainsi sensation en portant en 1905 le premier maillot moulant sans manche et au-dessus du genou.

Vive les progrès textiles et merci Lycra, Lurex et Latex de nous éviter de jouer au poisson-lune en nous collant de près !

C’est le début d’un dévoilement progressif du corps féminin, en une pièce puis deux grâce au modèle «Atome» de 1932 créé par le couturier parisien Jacques Heim mais qui n’a pas grand succès.

Imaginez donc le scandale causé par le bikini et son créateur Louis Réard en 1946 : de simples triangles, qui déshabillent hanches et fesses, sans parler de la poitrine!
Faute de mannequin acceptant de le porter, le couturier doit faire appel à la danseuse des Folies Bergères Michèle Bernardini qui prend la pose et fait rougir la société de l’époque. La «bombe an-atomique» vantée par le slogan est même interdite en Italie, en Espagne et en Belgique !

...avant de connaître le succès qu’on sait, au point que certaines laissent parfois tomber le haut !

Et vous, comment plongez-vous ?