L’AGENDA DES SORTIES DU 37

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LA PETITE HISTOIRE...

...DE LA BIERE

BIEREQue tous les amateurs de bière qui lisent ces lignes se rassurent : quand vous prétendez « manger liquide » au moment de partir faire la tournée des bars, ce qui vous vaut des regards réprobateurs, vous faites sans le savoir un travail d’historien tout à votre honneur.

Sans doute découverte par accident par l’homme préhistorique qui, en faisant bouillir ses céréales, a découvert qu’elles finissaient par fermenter, la bière a traversé les siècles… et les continents !

Dans la Chine antique on la fabriquait à base de riz, mélangée à des fruits et du miel, et en -4000 au Moyen-Orient la boisson fermentée où orge, épeautre, millet et blé se mélangent est appelée « sikaru » : le pain liquide. A l’époque, la p’tite mousse a ses lettres de noblesse. Les habitants d’Egypte la consomment en effet à tout-va : très claire pour les travailleurs et les classes sociales les plus basses, elle est épaisse et même épicée à l’aide de miel et de gingembre dans la haute société.

Les Gaulois la nomment « cervoise », sans doute en référence à la déesse agricole Cérès et au latin vis qui signifie force. De là à dire que c’était leur potion magique… Dans toute l’Europe, seuls les Romains résistent aux charmes de la bière, qu’ils associent aux barbares : les hommes en toge ne jurent alors que par le vin.

houblonLes moines ne sont pas en reste : alors que l’on entre dans le Moyen-âge, ils mettent main basse sur la production de bière, et deviennent les pros du brassage, réunis dans une corporation de brasseurs par Charlemagne en personne. On s’arrête alors volontiers se désaltérer dans un monastère ou une abbaye lors d’un long voyage ou d’un pèlerinage, de l’abbaye de Leffe à celle de Sint-Bernardus en passant par Grimbergen. L’abbesse Hildegarde de Bingen va y apporter au XIe siècle un élément aujourd’hui essentiel : le houblon, qui apporte amertume et meilleure conservation.

Les religieux perdent finalement le monopole, et sous Saint-Louis la France compte sa 1e corporation de cervoisiers. Eh oui ! Le terme « bière » n’entrera dans les mœurs qu’au XVe siècle !

Après la Révolution, la guerre et les problèmes économiques font disparaître bon nombre de brasseries, avant que la famine ne destine les céréales en priorité à l’alimentation plutôt qu’à la boisson. La bière au début du XIXe siècle ? Un luxe !

Voire même un outil scientifique, puisque Pasteur met au point grâce à elle la pasteurisation. C’est alors l’explosion des grosses brasseries industrielles, qui sont plus de 2800 en France au début du XXe siècle.

Les guerres, la lutte contre l’alcoolisme, les changements d’habitude… En 1976 il n’y a plus que 23 brasseries ! Mais c’était sans compter sur le renouveau de la brasserie artisanale, qui sévit partout y compris par chez nous avec l’Aurore de Cormery ou la Pigeonnelle à Céré-la-Ronde.