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pony pony run runPONY PONY RUN RUN

« la pression est plus grande quand la salle est plus petite »

Pony Pony Run Run a cassé la baraque en 2009 avec «Hey You» extrait de leur 1er album You need Pony Pony Run Run. Entre pop-rock et électro, le groupe revient avec Voyage Voyage, 3e album après quatre ans de silence. Gaëtan nous en dit plus avant le concert du 29 avril à St Avertin.

Aujourd’hui Pony Pony Run Run c’est qui ?

Ca a pas mal bougé ! Au début on était deux en 2005, puis cinq, et tous les deux ans une personne est partie donc maintenant on est plus que deux, mon frère Amaël et moi-même. Mais sur scène nous sommes quatre avec un batteur et un guitariste chanteur-clavier. Les deux s’appellent Vincent. Vincent et Vincent dans Pony Pony Run Run pour l’album Voyage Voyage… tout va bien !

Cet album a été écrit pendant vos voyages, mais ce thème est-il présent dans les paroles et la musique ?

Le voyage a été une vraie réalité de mon quotidien pendant cette période car en juillet 2013 Amaël et moi avons voulu reprendre le rythme de nos vies, chacun de notre côté, et j’en ai profité pour voyager à travers le monde. Comme je compose presque quotidiennement j’ai continué à créer, sans me dire que ça allait devenir un album. Certains titres sont donc influencés par le voyage mais ce n’était pas réfléchi ni recherché. Dans les paroles c’est plutôt l’idée de déplacement qu’on retrouve, le fait de partir ou revenir quelque part, chercher un endroit… Il y a une notion de mouvement dont je me suis rendu compte après coup. Mais les thématiques sont assez variées, et surtout, chacun y entend ce qu’il veut !

La répartition des rôles pour l'écriture et la composition est fixe entre vous deux ?

Dans un premier temps j'essaie d'amener des chansons qui fonctionnent en guitare-voix ou piano-voix, qui sont donc assez nues et on en discute ensuite avec Amaël, on essaie des choses à plusieurs. Il n'y a pas de méthodologie particulière. Pour cet album on a d'ailleurs encore plus laissé libre cours à l'expérimentation, sans se fixer d'objectif, sans savoir où on allait… On s'est laissé libres de mettre nos envies du moment sans restriction. L'idée c'est juste de s'amuser avec les morceaux et de leur donner un peu de vie.

Dans votre musique il y a un petit côté rétro, notamment avec les sons au synthé qui rappellent un peu les années 80-90, c'est une période qui vous a marqué musicalement ?

Mon frère est né en 78 et moi en 81, les années 80 c'était donc notre enfance et on a sans doute entendu des choses et retenu ce qui se passait à cette époque-là, c'est le moment où on s'est fait une oreille. Mais les années 90 étaient vraiment nos années à nous : ados, on commençait à écouter de la musique par choix, à nos goûts, acheter des vinyles, des CD, des cassettes deux titres (tout était possible à l'époque!). Je perçois ces années-là comme une période où il y avait un mélange de plein de genres, on pouvait écouter du hip-hop, de la techno, du rock, on avait accès à tout à la radio. Les genres se mélangeaient, je me souviens de groupes de rap qui collaboraient avec des groupes de rock. Notre manière d'aborder la musique est influencée par cette décennie libre et riche. Il y a aussi des réminiscences des années 80 mais ce sont donc plutôt les années 90 qui nous ont marqués.

Y a-t-il des groupes des années 90 que vous écoutez toujours aujourd'hui ?

Oui bien sûr, mais on écoute en fait de la musique de toutes les époques et de tous les styles. Tout peut me parler, donc il n'y a pas de groupe ou de style auquel on est plus attachés… Même si pour ce qui est des années 90 ce sera sans doute plus du rock ou du hip-hop.

pony pony run run

Comment abordez-vous le retour sur le devant de la scène après ces quelques années d'absence médiatique ?

On est assez contents ! On a volontairement tout laissé en jachère après plusieurs années sur les routes à vivre en collectivité avec une dizaine de personnes, pour être indépendants et retrouver nos individualités. On en a donc profité pour reprendre des forces et revenir sereins et pour les bonnes raisons, avec une véritable envie de revenir.

Et que retrouvera-t-on en live ?

La scène pour nous n'est pas juste la suite du studio pour jouer bêtement les morceaux qu'on a enregistrés, c'est vraiment un espace d'expression où on peut ré-expérimenter et retravailler les morceaux, un moment de vie et de partage où l'on peut interagir avec le public grâce à notre musique. On essaie de transmettre quelque chose au public. On est en train de peaufiner tout ça avec quelques concerts-tests.

Vous abordez de la même manière une salle comme l’Atrium qu’un Zénith comme ceux où vous avez joué dans le passé ?

La proposition sur scène et les enjeux sont les mêmes, mais dans les Zénith on ne voit pas le public, c’est presque irréel. Ce qui est intéressant dans les salles plus petites c’est qu’on peut voir les personnes, avec une proximité qu’on n’a plus au-delà de 800 personnes. Finalement la pression est plus grande quand la salle est plus petite, le concert est plus humain et demande plus d’implication physique.

Le clip de "Alright" est tourné à 360°, qui a eu cette idée folle ?

On a découvert cette technologie en fin d'année dernière, j'étais comme un gamin devant une vidéo vue sur internet. Avec un téléphone il suffit de bouger le téléphone en haut, à gauche à droite, c'est vraiment immersif. Je pensais que ce serait impossible et finalement une boite parisienne, Stink, nous a mis en relation avec un réalisateur canadien vivant au Japon qui utilise cette technologie. On est donc partis là-bas faire des essais pour un clip qui puisse parler de cette idée de voyage, un peu onirique : outre le fait que la technologie soit intéressante, il y a aussi une notion de voyage à l'intérieur du clip. Non seulement cela nous emmène à Tokyo, une ville avec qui on a des liens car on y a beaucoup joué et on y a beaucoup d'amis, mais on peut aussi se déplacer à l'intéreur d'un clip. Ce n'est pas qu'un gadget, et je pense que cela va sans doute se généraliser. On peut le revoir des milliers de fois et ce n'est jamais le même point de vue.

Est-ce qu'on concert en 360 est envisageable ?

Oui, on se pose justement la question de comment amener cette technologie avec nous. On aura peut-être une de ces caméras à St Avertin d'ailleurs, mais pour filmer quelques fragments et les partager avec les gens qui n'y sont pas et même comme un souvenir pour les spectateurs présents.

En plus de la tournée y aura-t-il d’autres temps forts en 2016 ?

On a déjà beaucoup tourné à l’étranger, mais j’espère qu’on va pouvoir partir en Amérique du Sud, en Indonésie et aux Etats-Unis car ce sont des pays où on n’a pas encore pu jouer. En 2016 on jouera surtout en France, et l’étranger ce sera pour 2017 !

Pour naviguer dans le clip, utilisez le curseur en haut à gauche si vous êtes sur ordinateur, ou déplacez votre téléphone dans tous les sens (l'équipe PROG! a testé, malheureusement il faut un smartphone assez récent)

La dernière fois que vous avez dit « plutôt deux fois qu’une » ?  Quand on a embauché le deuxième Vincent !

Votre train train quotidien ? En ce moment, pas mal de studio car j'ai la chance d'avoir un studio dans les Baléares où on a enregistré une partie de l'album. Nature et petites compos quotidiennes, c'est une routine plutôt agréable.

Un film foufou ou chouchou ? Cold Fever, un film qui fait écho à des voyages en Islande. C'est l'histoire d'un Japonais qui va en Islande pour y retrouver ses parents installés la bas, c'est un film plus que fou, complètement dingue, la rencontre des deux cultures est incroyable.

pony pony run runEt pour une soirée incroyable, Pony Pony Run Run vous donne rendez-vous au Nouvel Atrium de Saint-Avertin le vendredi 29 avril prochain à 20h30 !

 

 

 

 

Pony Pony Run Run à St Avertin - PROG!