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LA PETITE HISTOIRE...

... DU CHATEAU DU PLESSIS

Embrassades, entourloupes, morts violentes, expérimentations scientifiques… Le Château du Plessis c’est finalement toute la littérature à l’eau de rose, les romans de cape et d’épée et la science (fiction ?) réunis en un même lieu, non ?

Louis XIVoyez donc : la résidence aristocratique qu’est la forteresse de Montils-lèz-Tours devient dès 1444 la demeure éphémère de Charles VII qui y passe de temps en temps. L’occasion d’ordonner quelques travaux, avant que Louis XI ne décide d’en faire son home sweet home une vingtaine d’années plus tard.

La forteresse devient résidence royale, avec tout le tralala qui l’accompagne : une volière, le chenil pour la chasse, les cachots pour les dissidents, un immense parc dont la grandeur doit refléter celle du monarque… sans oublier les premiers ateliers de soieries de Touraine que le roi fait installer au cœur même du Plessis.

Mais le château aura encore plusieurs vies après la mort du roi. Résidence secondaire, il abrite plus d’un événement historique : les Etats Généraux s’y réunissent en 1506 pour approuver le futur mariage de la princesse Claude avec le futur François Ier qui n’ont même pas encore atteint la puberté, et quelques décennies plus tard c’est une accolade virile entre cousins qui scelle le destin du pays au Plessis.

Alors que le pays est déchiré par les luttes entre catholiques et protestants, Henri III y accueille son cousin Henri de Navarre. Le roi fêtard et critiqué Henri III, et le protestant et futur Henri IV font la paix pour lutter ensemble contre la famille de Guise qui sème la discorde dans le royaume.

Le défilé de têtes couronnées sous les plafonds du château cesse néanmoins avec le temps… au point que le château devient au XVIIIe siècle un dépôt de mendicité, où l’on héberge les sans abris dans des conditions qui défriseraient aujourd’hui plus d’un inspecteur de l’hygiène.

La révolution interrompt cette nouvelle vie, tout en détruisant une grande partie des bâtiments pour n’en laisser qu’un tiers sur pied. Ce sera suffisant pour le docteur Chaumier qui rachète les lieux en 1890 et installe là son laboratoire : marchant dans les pas de Pasteur, il élabore un vaccin contre la variole qu’on fabrique au Plessis pour inonder la France de vaccins.

Chateau du Plessis les ToursC’est finalement la mort du bon docteur, qui n’avait pas la solution de la vie éternelle, qui fait tomber le château dans l’escarcelle de la ville de Tours en 1932.

Château royal, asile de mendicité, laboratoire, et depuis 1998 théâtre grâce à la Compagnie Cano Lopez aujourd’hui sommée de libérer les lieux par la ville de Tours : le Plessis s’apprête-t-il à vivre une autre de ses mille et une vies ?