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LA PETITE HISTOIRE...

... D'HALLOWEEN

Pas de panique : vous saurez bientôt pourquoi des hordes de monstres hauts comme trois pommes s’acharnent sur votre sonnette en cette veille de Toussaint en vous réclamant des bonbons d’une voie menaçante (ou braillarde, c’est selon).

Ces petits gnomes ne font que réinventer une tradition millénaire presque locale ! Car si « Halloween » dérive bien de la contraction de l’expression anglaise « All Hallows Eve », le soir de tous les saints en vieil anglais, la tradition prend racine dans l’antique célébration du Samain par les peuples celtes, d’Irlande jusqu’en Bretagne en passant par l’Ecosse.

L’arrivée d’Halloween dans nos contrées depuis quelques années, ce n’est donc pas la main invisible de l’impérialisme américain tout-puissant, mais un retour à l’envoyeur à quelques siècles d’intervalle.

A l’époque, ni Dieu ni maître, ou plutôt quelques dieux bien cachés qui tentaient un retour en douce lors du changement de saison : entre été et hiver, la fête du Samain leur laissait la porte entr’ouverte lors de cette journée passerelle entre deux années. Une semaine de fêtes et célébrations païennes.

Les Papes du moment n’en perdent donc pas une, et au IXe siècle, par un tour de passe-passe ils décalent la fête des martyrs du printemps jusqu’au 1er novembre. Ni vu ni connu, les catholiques célèbreront donc tous les saints (la Toussaint, what else !) au lieu de ces vieux dieux rangés au placard... Ou presque, puisqu’en Irlande et ailleurs, le Samain continue d’exister. En partant pour l’Amérique poussés par la grande famine de 1845, les Irlandais emporteront donc dans leurs valises le Samain et les débuts du All Hallows Eve qui souffrira sur place quelques évolutions.

Ainsi, si vous êtes un puriste d’Halloween, vous ne vous couperez pas un doigt en sculptant une citrouille, mais en vous attaquant à un navet ou un rutabaga (voire même une betterave pour la version française). De quoi creuser dans tous les cas la tête de Jack’O’Lanterne, en souvenir de ce personnage malicieux qui piégea le diable à plusieurs reprises avant de devoir payer ses farces en errant dans les limbes avec sa seule lanterne fait-maison pour éclairage. (photo ©Rannpháirtí anaithnid).

Quant aux bonbons en pagaille qui font le bonheur des dentistes, ils sont bien plus récents : les plus pauvres échangeaient prières contre nourriture dans l’Irlande du XIXe siècle, mais les confiseries ne se sont invitées à la fête que depuis les années 1930.

Gardez donc votre sang froid et quelques chocolats à portée de main pour affronter les fantômes du samedi soir !..... BOUH !