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LA PETITE HISTOIRE...

... du stylo

Fut un temps où pour écrire, on prenait un burin pour poser quelques mots sur une tablette. Et avant de vous laisser détruire votre écran dernier cri, précisons qu’on vous parle ici d’une tablette en pierre qui justifiait l’emploi du burin, ou d’une plaque d’argile sur laquelle le roseau faisait l’affaire. Des ancêtres de taille à notre bon vieux stylo qui prend sa place ces jours-ci dans les trousses de nos bambins !

La plume et l’encre, ça ne date pas d’hier. Les moines qui passaient leur temps à copier pour la bonne cause dans leurs monastères du Moyen-âge ont suivi le mouvement : déjà quelques siècles (au moins depuis le IVe) que cette solution plus légère avait remplacé les tables de marbre façon Moïse ou empire Romain.

L’oie est une prise de choix, mais les autres volatiles ne sont pas épargnés, car une plume, même si on la taille régulièrement pour tracer pleins et déliés, ça ne dure pas pour l’éternité ! Côté encre, celle de Chine aurait été la première à avoir été inventée. Mais l’Asie n’a pas le monopole, et d’Egypte en Europe on fabrique de quoi écrire à l’aide d’eau, de suie ou autres poudres suivant les couleurs désirées, et de gomme arabique, de gélatine ou autres, pour donner un peu de consistance à tout cela.

Mais écoliers ou diplomates vivent dans la crainte permanente : celle du bon vieux pâté sur la feuille blanche, et l’assèchement des réserves !

La plume métallique remplace la plume naturelle au tournant des XVIIIe et XIXe siècles et permet au moins de ne plus déplumer les volatiles du voisinage avec un outil d’acier ou d’or bientôt mêlé d’iridium, pour une solidité à toute épreuve.

Mais cette trouvaille ne résout pas le problème des bavures puisque, fixée sur un porte-plume, on lui trempe toujours le bout dans l’encrier. Les écoliers français armés de leur plume Sergent-Major vivent donc dans l’angoisse du pâté (et de la fessée qui viendra avec ?).

C’était sans compter sans le Britannique Waterman, qui perfectionne en 1884 l’invention du Roumain Poenaru : l’un des premiers stylo-plume dignes de ce nom est né ! Reprenant l’idée d’une plume-réservoir déjà envisagée au Xe siècle, ce «fountain pen» (plume-fontaine en anglais dans le texte) est alimenté de cartouches et garantit un écoulement régulier de l’encre. Fini les taches et adieu l’encrier !

La plume Sergent-Major perd donc du terrain face au stylo-plume, qui lui-même devra s’incliner devant le stylo-bille du baron Bich. Le Bic envahit les bureaux en 1952, mais ne sera autorisé dans les salles de classe en 1965 car la plume fait de la résistance.

Mais bille ou plume, avec ou sans correcteur ou effaceur pour modifier les pâtés, c’est surtout le réservoir à idées qu’il faudra approvisionner, histoire que vos stylos ne restent pas muets face à la page blanche de la rentrée !