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LA PETITE HISTOIRE...

... DU CHATEAU D'AZAY-LE-RIDEAU

Le château d’Azay-le-Rideau, aujourd’hui bijou architectural dans un écrin d’eau et de verdure, n’a pas toujours eu cette belle allure.

Tout juste une forteresse moyenâgeuse au beau milieu d’une plaine humide il y a quelques siècles de cela !

Le seigneur Ridel d’Azay (et c’est bien connu, le pluriel de Ridel, c’est Rideau, non ?), nous disions donc : ce seigneur se charge alors de surveiller la route commerciale entre Chinon et Tours. Les brigands n’ont qu’à bien se tenir !

Le petit bourg établi aux alentours des épais murs fortifiés vit donc paisiblement… Jusqu’aux rivalités entre Bourguignons et Armagnacs au XVe siècle. Il suffit alors d’un prince très susceptible, comme on en voit aujourd’hui dans les séries télé, pour que le village soit incendié : le futur roi Charles VII n’a pas supporté que les soldats bourguignons stationnés là lui lancent quelques insultes ! Il en reste un nom pour la bourgade : Azay-le-Bruslé.

Rien de très glamour jusqu’à ce que Gilles Berthelot achète le château-fort en 1510. Le trésorier et secrétaire du roi joue les m’as-tu-vu, et comme tout nouveau-riche, il souhaite afficher son succès : la construction médiévale se transforme sous ses ordres en belle demeure à l’italienne. Pendant que Monsieur officie à Paris auprès du souverain, c’est sa femme, Philippe, qui porte la culotte et supervise les travaux.

Pas de faute de frappe ni de question de genre : Mme Philippe Lesbahy est bien l’épouse du trésorier qui, soupçonné de malversations, doit fuir la Cour du roi. Après la mort de son conjoint, faute de moyens, Philippe est contrainte d’abandonner le château à François Ier. Ni une ni deux,  le roi en fait cadeau à Antoine Raffin, son compagnon d’armes.

Sa famille prospère entre les murs du château Renaissance jusqu’au XVIIIe siècle, restant dans les faveurs des souverains successifs et dans les jupons de leurs princesses. Antoinette Raffin est ainsi dame de compagnie de la reine Margot, et l’une de ses descendantes sera gouvernante d’un petit prince, le futur Louis XIV.

A distance des tracas parisiens, le château d’Azay se la coule douce au bord de l’Indre, y compris durant la Révolution française où le marquis de Biencourt rachète les lieux. Ce seront encore une fois les finances qui feront défaut, obligeant les nobliaux à céder à l’Etat le château en 1905. Entre temps, le château s’est étoffé de tourelles style Renaissance, et d’un tout nouveau parc, avant de se refléter dans un miroir d’eau créé en 1950... Et une dernière mise en beauté cette année avec un chantier  qui n’empêche pas les visites ! Miroir mon beau miroir, qui est donc le plus beau des châteaux ?...