L’AGENDA DES SORTIES DU 37

lien agenda
  • image annonceur
  • image contact

Trouver une sortie



LA PETITE HISTOIRE...

... DE LA CARTE ROUTIERE

Si vous avez tout juste décroché votre permis pour aller vadrouiller cet été sur les routes de France un A collé sur le pare-brise arrière, vous ne connaissez sans doute pas le calvaire qu’ont connu vos prédécesseurs assis sur le siège conducteur.

Des accidents tout juste évités lorsque la carte vous bouche la vue, des disputes en cascade sur la manière de lire votre itinéraire, sans oublier le casse-tête insurmontable : arriver à correctement la replier. La carte routière, avouons-le, c’était un enfer !

Et pourtant, l’objet était au départ conçu pour faciliter la vie des voyageurs ! Quand les automobiles se développent et que les hommes commencent à se déplacer plus souvent et plus loin, il devient indispensable de pouvoir se guider.

Les premières cartes font alors leur apparition : en cette fin de XIXe siècle, ce sont les associations vélocipédiques parcourant les départements en deux-roues qui créent leurs cartes pour ne pas s’y perdre. Puis rapidement le moteur à explosion prend le dessus, et la carte routière prend surtout en compte les autos… de l’époque ! Pannes nombreuses et véhicules capricieux poussent ainsi les concepteurs à préciser si la route est en macadam, en terre battue ou en pavé, si la pente est forte ou non, et où sont les télégraphes les plus proches pour demander secours.

Dion-Bouton, Taride, Blondel la Rougery… Des noms qui ne vous disent rien car ils ont été détrôné par Michelin. Le fabricant de pneumatiques a rapidement reniflé le bon filon et s’est lancé lui aussi dans la vente de cartes routières, avec une innovation dont on ne sait pas s’il faut le remercier : la carte qui se replie en accordéon.

Depuis 1905 la carte routière Michelin a étendu son empire, depuis Clermont-Ferrand et Lyon retracés dans sa première édition créée pour la course d’autos Gordon Benett, jusqu’à proposer toute la France sur papier imprimé.

Depuis le papier est remplacé par le numérique et le GPS et ses 24 satellites. La technologie militaire de la fin des années 1980 est accessible aux civils depuis vingt ans, et on s’en donne donc à cœur joie pour se laisser guider par une voix robotisée qui nous indique par où passer.

Certains d’entre vous sourient niaisement en se disant qu’ils ont donc échappé de quelques années au plaisir de l’atlas des routes de France, ses lignes rouges, jaunes et bleues, ses informations parfois dépassées et ses légendes biscornues.

Mais que ferez-vous le jour où votre GPS tombera en rade ?