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LA PETITE HISTOIRE...

... DU PRIEURÉ SAINT COSME

Ferme et granges, pêcherie, musée… Vous ne rêvez pas, c’est bien du Prieuré Saint-Cosme qu’on vous raconte l’histoire ! Mais les murs qui abritent aujourd’hui jardins de roses et musée ont eu plusieurs vies au fil des siècles.

A l’époque où il n’y avait là qu’une île, le IXe siècle vit en effet naître une pêcherie qui contribuait en partie à nourrir les moines installés à Saint-Martin de Tours. Aux nourritures temporelles succèdent bien vite les nourritures spirituelles, puisqu’un monastère s’installe sur ces bords de Loire et accueille des religieux venus de l’abbaye voisine de Marmoutier.

Il faut attendre le XIIe siècle pour que les premiers murs s’élargissent et que des bâtiments supplémentaires sortent de terre. Point de miracle, uniquement la volonté d’ériger une église romane et de quoi héberger les moines comme il se doit.

Mais n’est pas architecte-urbaniste qui veut : si près de l’eau, les inondations sont nombreuses ! Les travaux sont donc fréquents, mais n’empêchent pas l’agrandissement soutenu par le voisin du Plessis. Un certain Louis XI, qui se trouve être roi de France (ça peut aider!). Au XVe siècle on ajoute le logis du prieur, et face aux attaques des Huguenots au XVIe siècle, le Prieuré se dote de sérieuses défenses.

Prieur, Prieuré : des gens qui prient nous direz-vous ? Certes, mais pas seulement! Le prieur n’est pas juste un homme expert ès prières (même s’il se débrouille en la matière). Il n’est rien moins que le chef de la communauté.

Si tout cela vous paraît un peu abstrait, dites-vous bien que vous connaissez l’un des prieurs de Saint-Cosme, et pas des moindres…

Mignonne, allons voir si la rose… ? Eh oui ! Au XVIe siècle, c’est le poète Pierre de Ronsard qui assume la fonction de Prieur à Saint-Cosme.

Mais si l’on se souvient aujourd’hui de lui, il ne faut pas oublier la famille de La Chétardie qui dote le Prieuré de ses plus illustres prieurs durant un XVIIe siècle marqué par le faste et de nombreux travaux d’embellissement.

Mais tout a une fin, et le manque de ressources financières provoque la suppression du Prieuré en 1742. Les moines rejoignent St Martin, les bâtiments en trop piteux état sont détruits, et le reste sera confisqué par la Révolution. Depuis, plus de religieux au Prieuré.

Au XIXe siècle le lieu sert même de ferme : l’ancienne église abrite des vaches, le réfectoire est une grange, le tout permettant de faire vivre pas moins de dix-sept familles ! C’est le sursaut archéologique du XXe siècle qui viendra à la rescousse : bâtiments rachetés, rénovés, sauvegardés après les bombardements de 1945, jardins créés dans les années 1980.

La nouvelle vie du Prieuré a commencé !