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LA PETITE HISTOIRE...

...DU BALADEUR

C’était in, c’était bat, assez tendance: un t-shirt fluo trop large flottant sur votre jean taille haute, les écouteurs recouverts de mousse sur les oreilles, vous aviez un walkman.

Ou plutôt un baladeur, puisque « walkman » est le nom du modèle lancé par Sony en 1979, devenu si populaire qu’on utilise son nom pour désigner le lecteur de musique portatif.

En permettant au grand public d’emmener sa musique partout sans se ruiner l’épaule sous le poids d’un radio K7 façon ghetto blaster, tout en épargnant les tympans de vos voisins de bus, Sony révolutionne alors le monde de la musique.

Même si la paternité de l’appareil a été contestée par  l’Allemand Andreas Pavel qui a déposé un brevet dès 1977, c’est Sony qui gagne la bataille du baladeur.
50 millions de walkman envahissent le monde en l’espace de dix ans, et la création du Japonais Akio Morita règne sans partage sur un marché des baladeurs où Toshiba, Panasonic ou Aiwa peinent à faire la différence.

Il faut dire que l’entreprise japonaise améliore sans cesse son produit, et le top du top fait son apparition, grâce à Sony encore, avec l’auto-reverse. De quoi crâner dans la cour de récré ou épater les collègues de bureau en faisant la démonstration devant des envieux ébahis: plus besoin de sortir et retourner la cassette, on appuie juste sur un bouton. La loi du moindre effort, et le règne du cool!

Mais l’avènement du CD dans les années 90 et la sortie du baladeur adapté vont bientôt gagner du terrain et pousser le walkman dans ses retranchements jusqu’à l’arrêt de la production en 2010. Un support en chassant un autre, le discman lui-même doit céder la place au baladeur mp3 qui marque la victoire de la miniaturisation.

Malheureusement il semblerait que quand la taille se réduit, la qualité du son aussi! Les petits écouteurs ne valent pas les grosses enceintes de beau-papa, et le mp3 n’atteint pas la finesse audio du CD ou du vinyl!

La faute à une compression souvent trop grande des fichiers audio, qui supprime forcément des informations. D’où la bataille de certains pour de nouveaux formats de qualité, comme le Pono promu par Neil Young dans l’idée de surpasser tous les supports existants (et les prix également!).