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LA PETITE HISTOIRE...

...d'Aucard de Tours

Aucard de Tours aime les chiffres ronds : si on fête cette année les 30 ans du festival, la 1e édition du 21 juin 1986 programmait 12 groupes en 12 heures pour un budget de 12.000 francs (tout cela, avouons-le, simplifie les choses pour les allergiques aux chiffres).

Dès ses origines, le rassemblement musical de juin est marqué par l’esprit de contestation qui anime Radio Béton. La preuve ? Le festival prend forme car la Radio vient d’être interdite pour avoir émis sans autorisation !

En plein cœur de ville, sur l’ïle Aucard, le festival poursuit sa route et rassemble d’année en année la jeunesse tourangelle et les artistes. Très rapidement, la musique s’étend donc au-delà des rives de Loire pour gagner la ville avec les apérocks gratuits… et la prison durant quelques années, pour offrir un moment de rock aux détenus.

Aucard serait-il le lieu de toutes les expériences ? En août 1996 la radio aurait souhaité profiter du festival pour mettre à l’épreuve du feu l’idée d’une Télé-Béton. Mais faute de partenaire, le canal 8 prévu pour diffuser des émissions quotidiennes de l’édition 1998 est étouffé dans l’œuf.

Heureusement, les organisateurs ne les mettent pas tous (leurs œufs, si vous suivez) dans le même panier! Et que fait de mieux Béton que de la radio ? Si la radio avait son festival, renversement de la vapeur en 1996: le festival a sa radio avec un studio délocalisé sur le terrain. Dans un bus place Jean Jaurès dans un premier temps, dans un chapiteau sur l’ïle Aucard, une caravane au bord du lac… tous les lieux sont bons pour Béton !

Et il en va de même pour le festival : l’île Aucard devient vite trop étroite et donc peu sûre pour les milliers de festivaliers qu’attire l’événement. Et les bacheliers qui passent leurs épreuves de sport sur l’île entre deux concerts sont eux aussi concernés par le problème! Après avoir vécu un temps entre l’île et le Lac de Tours où avait lieu le concert du samedi soir, l’équipe choisit la voie de la raison: plutôt que de prendre des risques tout en s’éreintant à déplacer chapiteaux et matériels d’un endroit à l’autre, le festival prend ses quartiers à la Gloriette au début du XXIe siècle !