L’AGENDA DES SORTIES DU 37

lien agenda
  • image annonceur
  • image contact

Trouver une sortie



LA PETITE HISTOIRE...

... DU TATOUAGE

Ce petit papillon au creux de vos épaules est-il un appel à des divinités ailées ? Ou ce mystérieux signe tribal sur votre biceps saillant fait-il partie d’un rituel païen dont vous avez le secret ? Tout comme vos possibles tatouages, ces questions ne sont pas si ridicules qu’elles en ont l’air !

Le tatouage a longtemps été une inscription à même le corps en lien avec les croyances et rituels de celui ou celle qui le portait dans sa chair. Même si on ne peut que supposer que les hommes du Néolithique arborait leurs tatouages (eh oui, les gros bras et leurs têtes de mort n’ont rien inventé !) pour des raisons médicales, l’encrage de la peau a souvent été synonyme de protection divine… païenne au début, au point que Juifs et Papes chrétiens des premiers siècles interdirent la pratique devenue honteuse.

Mais autres temps, autres mœurs, du côté de l’Asie du Sud Est on se protège avec les yantras, tatouages magiques, et en Polynésie et dans le Pacifique Sud, Maoris et autres peuples s’encrent à cœur joie. Au XVIIIe siècle, le capitaine Cook et ses successeurs redécouvrent donc à l’autre bout de la terre l’art du tatau, comme disaient les Tahitiens.

Si le tatouage perd alors progressivement en religiosité, il gagne d’autres significations : montre-moi ton tatouage et je te dirai qui te domine !

L’esclave au front tatoué de la Rome antique appartient à son maître, le bagnard porte la marque de sa punition, tout comme le prisonnier d’Auschwitz qui sera plus tard sous l’emprise des Nazis…

Les tôlards vont cependant tout bouleverser, et faire du tatouage leur marque de fabrique : tatoue-toi si tu es des nôtres ! Détenus, marins, tribus, punks ou rockeurs, légionnaires, yakuzas ou mafieux, le tatoo devient un signe d’appartenance au groupe.

Ce petit papillon sur votre peau serait-il donc le symbole de votre groupe social ou culturel ? A moins que vous ne fassiez partie d’une nouvelle mouvance alliant acrobaties aériennes et costumes ailés, permettez-nous d’en douter, car en réalité les temps ont bien changé.

A l’ère de l’individualisme 2.0, le dessin pour la vie est surtout le moyen de s’exprimer soi-même et de se réapproprier son corps. Depuis l’invention de la machine à tatouer électrique au XIXe siècle et l’arrivée sur le devant de la scène de stars qui osent révéler leurs tatouages au XXIème, le tattoo n’est plus tabou !